Un retard très prononcé pour le lancement en Europe de la solution « Meta IA » du groupe Meta

L’été 2024 aurait pu être un moment unique pour le Groupe Meta grâce au lancement de son assistant IA en Europe. Malheureusement, les régulateurs ont suspendu le coup d’envoi du projet. Les principales raisons sont les plaintes de Nyob. Pour cette association, le problème se situe au niveau des données personnelles.

Alors que l’objectif de Meta pour cet été était de lancer son assistant IA sur Messenger, WhatsApp et Instagram en Europe, le Groupe a dû reporter son idée de lancement. En effet, le géant des réseaux sociaux a été contraint de revoir ses plans puisque les régulateurs européens ont trouvé quelques points discutables à propos de son projet. Les autorités et surtout la commission irlandaise condamne le fait que les données personnelles des utilisateurs soient utilisées par l’assistant pour son apprentissage et son entrainement. Toutefois, les discussions sont toujours en cours entre Meta et la commission européenne de protection des données personnelles afin de trouver une solution.

Des retards de lancement à cause des régulateurs européen

C’est le 14 juin 2024 que la société mère de Facebook a annoncé officiellement que son assistant basé sur l’Intelligence Artificielle ne sera pas lancé. Conçu pour s’intégrer dans les différents réseaux sociaux, comme Instagram, WhatsApp ou encore Messenger, Meta IA avait pour objectif d’améliorer l’expérience utilisateur sur ces réseaux.

Malheureusement, les autorités chargées de la protection des données privées ont forcé le groupe à annuler son lancement. Les régulateurs irlandais et l’association Nyob sont à l’origine de cette décision. Pour l’association, c’est le mode d’entrainement de l’IA qui pose un sérieux souci. Différent des systèmes numériques, comme les simulateurs pour le calcul des charges qui n’utilisent pas de données privées, Meta IA exploite les données des utilisateurs afin de gagner en autonomie et en efficacité.

Pour l’association, ce n’est pas acceptable et des plaintes ont été déposées. De plus, selon cette dernière, le problème est aussi le fait qu’il n’y a pas de consentement clair et le processus de refus d’exploitation des données est complexe. Tout cela a conduit le groupe à suspendre la sortie de l’assistant IA. Les régulateurs se sont même félicités :

« Nous nous félicitons de cette évolution, mais nous la suivrons de près (…) Les plaintes que nous avons déposées sont en cours et devront faire l’objet d’une décision »

Une énorme déception  pour le groupe Meta de Mark Zuckerberg

À l’exemple des outils d’automatisation, comme un simulateur afin de faire le calcul des charges sociales, Meta IA avait pour but de fluidifier les interactions des utilisateurs des réseaux sociaux. Hélas, suite à l’annulation de son lancement, le CEO du groupe n’a pas caché sa déception.

Dans un communiqué, le patron de Meta s’est dit très déçu de la décision de la commission irlandaise de la protection des données privées. Selon lui, cette décision va affecter gravement le domaine de l’IA européen. Sans l’utilisation des données des utilisateurs, il est difficile d’offrir des expériences personnalisées à chacun.

Par ailleurs, pour le Groupe Meta, ses actions et le mode de fonctionnement de son assistant sont tout à fait conformes aux règlementations européennes. En outre, il affirme que son approche est plus transparente par rapport à d’autres et qu’il travaille toujours sur la question afin que l’Europe ait accès au même niveau de technologie que le reste du monde.

Pour l’association Nyob, qui a réagi face au communiqué du groupe, Meta est en train de faire une punition collective. D’ailleurs, la solution n’est pas compliquée selon l’association puisque la simple mise en place d’un système de consentement plus direct suffira pour que le groupe lance son assistant.

Quelle tarification proposer en portage salarial?

Déterminer la tarification en portage salarial est indispensable pour le succès de l’activité du salarié porté. La définition du taux journalier moyen doit à ce titre s’effectuer en prenant en considération différents éléments. L’on citera par exemple les frais professionnels, le prix sur le marché, la concurrence, etc. Cette tarification doit être optimisée de diverses manières.

Le portage salarial connaît aujourd’hui un développement continu en France. Pour cause, il procure de nombreux avantages aux freelances qui l’adoptent. Ces travailleurs indépendants bénéficient non seulement de la flexibilité de leur emploi, mais aussi de prestations telles que l’assurance chômage et la pension de retraite. Toutefois, la réussite d’une activité dans le cadre de cette forme d’emploi dépend de plusieurs éléments, parmi lesquels le taux journalier moyen (TJM). Il s’agit du tarif moyen facturé à un client pour une journée de mission. Comment le fixer ? Pour quelles raisons la déterminer avant de se lancer dans une prestation ? Comment l’optimiser ? Voici les informations essentielles pour répondre à ces questions.

Comment déterminer les honoraires en portage salarial ?

Afin de définir son tarif, le consultant en portage salarial doit se référer à la convention collective du métier. Celle-ci exige le respect d’un salaire minimum qui varie en fonction du profil du travailleur. Aussi, les professionnels en forfait jour doivent gagner mensuellement au moins l’équivalent de 85 % du plafond de sécurité sociale. Le seuil plancher est en revanche fixé à :

  • 75 % du plafond sécurité sociale pour les salariés portés avec une ancienneté de 3 ans ou plus (senior) ;
  • 70 % du plafond sécurité sociale pour les profils avec une ancienneté inférieure à 3 ans (junior).

Le travailleur indépendant doit également mener une étude de marché afin de déterminer sa tarification en portage salarial. Pour cela, il faut qu’il se renseigne sur les prix pratiqués par ses concurrents, en fonction du type de service qu’il veut proposer. Ensuite, une comparaison entre les taux journaliers moyens appliqués sur le marché s’impose pour choisir un tarif optimal.

La fixation des honoraires doit par ailleurs s’effectuer au regard de l’expertise et des compétences du salarié porté. Il convient en effet de justifier au client la légitimité d’une telle somme par rapport au projet à concrétiser.

Il faut également tenir compte des charges sociales, entre autres, au moment d’établir son TJM en portage salarial. De cette façon, le salarié porté évitera de réaliser une prestation à perte en raison d’immenses coûts.

Pourquoi fixer son tarif en portage salarial ?

La détermination du TJM en portage salarial en amont des missions revêt une importance cruciale pour différentes raisons. En effet, de cette opération dépendra sa rémunération mensuelle, qui est calculée à partir du chiffre d’affaires enregistré sur le mois.

La fixation du tarif permet aussi au salarié porté d’anticiper ses besoins. À noter qu’il est possible de déduire les frais professionnels du chiffre d’affaires avec le portage salarial. Y sont compris les coûts liés à la location d’un espace de coworking, l’acquisition de matériel informatique, l’abonnement téléphonique, etc.

La définition de la tarification améliore également la gestion du budget du consultant. Cette opération lui fournira en effet des détails sur sa rémunération. D’ailleurs, le lissage du salaire représente l’un des points positifs du portage salarial. Ainsi, l’employé empoche une rémunération fixe qui simplifie la gestion de sa vie journalière. La régularité de revenus l’aide à mieux prévoir les intermissions et les congés. L’inclusion de fiches de paie périodiques dans son dossier constitue aussi un point fort pour :

  • La demande d’un crédit auprès d’un organisme financier ;
  • La location d’un bien immobilier.

Comment bien optimiser sa rémunération en portage salarial ?

Il existe plusieurs astuces grâce auxquelles on peut optimiser sa rémunération en portage salarial. L’une d’entre elles consiste à récupérer la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur les frais professionnels ; à condition cependant que l’entreprise d’affiliation propose ce genre de dispositif. Ce dernier s’applique lorsque le salarié porté intègre certaines dépenses sujettes à la TVA dans ses frais professionnels. Son établissement porteur peut dans cette hypothèse lui reverser intégralement ou partiellement la TVA payée sur ces débours. Dans la plupart des cas, le versement se fait directement sur le compte d’activité de l’employé.

L’on recommande également au travailleur indépendant de négocier le remboursement de ses frais de mission, refacturables, avec son client. Non soumis aux frais de gestion de la société de portage salarial, ceux-ci sont séparés du salaire. Ils portent sur les coûts requis pour l’accomplissement d’une prestation donnée au profit d’un client. Il y a notamment les dépenses liées :

  • Aux repas ;
  • À l’hébergement ;
  • Aux déplacements.

Ces frais sont non assujettis aux cotisations sociales, parce qu’ils ne composent pas le salaire. Les montants perçus au titre du reversement des frais de mission ne sont également pas imposables à l’impôt sur le revenu. La présentation des justificatifs afférents à l’entreprise de portage est néanmoins exigée.

Cegid compte révolutionner le domaine de la DRH en s’appuyant sur KMB Labs et l’IA

Un domaine de plus en plus tourné vers l’automatisation et les nouvelles technologies, les Ressources Humaines entrent désormais dans une nouvelle ère. Bientôt, les solutions RH proposées par la société Cegid intègreront l’Intelligence artificielle générative. En effet, l’entreprise qui a récemment acquis KMB Labs compte proposer des issues innovantes aux professionnels du domaine de la RH.

Cedig, une entreprise française spécialisée dans les logiciels de gestion fondée en 1983, a acquis il y a peu KMB Labs. D’ailleurs, malgré son jeune âge, KMB LAbs a déjà plus d’une cinquantaine de clients tels que SNCF ou Carrefour. Cette dernière est un expert dans le développement de solutions à base d’IA. L’objectif de Cegid est maintenant clair : révolutionner le domaine des Ressources Humaines. Aussi, la société a annoncé que son but ultime est de donner une accélération majeure à sa stratégie d’investissement dans l’IA. D’ici quelques temps donc, le domaine de la RH intégrera des solutions de premières catégories à base d’Intelligence Artificielle.

L’acquisition d’un des pionniers en matière d’IA générative en France par Cegid

Fondée en 2017 et relativement jeune donc, KMB Labs est une des entreprises française qui se spécialisent dans l’intelligence artificielle générative. Elle a été créée par quatre entrepreneurs et propose diverses solutions 2.0 telles que des chatbots destinés aux candidats pour les orienter vers des offres d’emplois adaptés. D’ailleurs, ce système est le même que pour une simulation chômage qui aide à avoir une visibilité plus claire de l’allocation chômage.

De plus, KMB Labs offre des solutions automatisées sur les différentes plateformes sociales et propose des moteurs de recherche conversationnels à base de IA. Depuis sa création, la startup compte déjà plus d’une cinquantaine de sociétés clientes et parmi eux de grandes entreprises comme le Groupe La poste ou Adecco.

Avec l’acquisition d’une telle société, Cegid se lance maintenant dans une aventure qui va changer son approche de recrutement. C’est d’ailleurs ce que souligne le Directeur Talent de Cegid :

« Après le rachat de KMB Labs, nous allons intégrer leurs produits dans nos solutions de recrutement dans les gammes d’offres Cegid Digitalrecruiters et Cegid Talentsoft, qui vont également s’étoffer de fonctionnalités d’IA générative d’ici à la fin du T3 2024 »

Une révolution pour les RH grâce à l’IA

A l’exemple d’une solution numérique innovante comme la simulation chômage qui facilite le calcul des allocations, les solutions qui seront proposées par Cegid ont plusieurs objectifs. En effet, en plus d’offrir des moyens plus technologiques au Responsables RH, Cegid et KMB Labs comptent bien :

  • Optimiser le processus de recrutement ;
  • Améliorer la gestion des collaborateurs ;
  • Booster l’expertise des collaborateurs.

D’un côté, pour Cegid, les produits technologiques proposés par KMB Labs vont améliorer ses offres logicielles puisqu’ils offrent un énorme et rapide retour sur investissement. Il est clair que pour ce dernier, un des défis majeurs des entreprises est l’accélération de la phase de recrutement. Dans ce contexte, l’entreprise compte apporter ses nouvelles idées basées sur l’IA.

De l’autre côté, KMB Labs continuera de commercialiser ses produits en mode autonome sur le marché du CRM, l’ATS, etc. Cependant, en ce qui concerne les solutions RH de Cegid et KMB Labs, l’avantage de Cegid est que sa partenaire est déjà une entreprise spécialisée dans le recrutement et l’IA depuis plus de 5 ans.

Quelle rémunération pour un freelance ?

Le freelance est un professionnel indépendant. Il bénéficie d’une autonomie considérable, car il fixe lui-même ses conditions de travail. En plus de cette autonomie, ce travailleur indépendant a la responsabilité de déclarer ses revenus sur le site impots.gouv.fr. D’autant plus que pour connaitre sa rémunération, le freelance doit déterminer son taux journalier moyen.

Le statut freelance a connu un essor important depuis quelques années. Toutefois, il n’existe pas encore de règles claires pour encadrer ce type de travail. C’est la raison pour laquelle se renseigner est important avant d’accepter un contrat en tant que travailleur indépendant. Une clause qui est aussi communément appelée : contrat de prestation de services.

Comment procéder à la déclaration de revenus en tant que travailleur indépendant ? Un freelance n’est tenu de remplir qu’un seul formulaire pour sa déclaration fiscale et sociale sur le site impots.gouv.fr. Qu’en est-il du salaire pour un freelance ? Comment le calculer ? Les réponses dans cet article.

Freelance : Définition

Le terme « freelance » n’a pas de définition légale établie. Ce n’est pas un statut juridique à proprement parler, mais plutôt une appellation générique.

En réalité, ce statut est utilisé pour désigner les personnes qui exercent une activité professionnelle de manière autonome. Ces travailleurs indépendants offrent leurs compétences et services à différents clients.

Il est courant pour les sociétés de faire appel à des freelances. Les entreprises ont recours aux services de prestataires indépendants pour externaliser une partie de leurs activités.

Les freelances sont des professionnels qui exercent en tant qu’indépendants. Ils bénéficient d’une grande liberté puisqu’ils déterminent eux-mêmes leurs modalités de travail. Les freelances n’ont pas de statut juridique défini. Donc, ils doivent choisir un cadre légal spécifique afin de pouvoir mener leurs activités en toute conformité.

En France, aucune condition préalable particulière n’est requise pour travailler en tant que freelance. Du point de vue juridique, il est obligatoire de choisir un statut légal adapté à son activité professionnelle indépendante. Ceux qui choisissent de devenir salariés doivent d’ailleurs considérer leur revenu freelance en portage salarial.

Comment déclarer ses revenus en tant que freelance ?

Le formulaire fiscal adéquat est le 2042-C-Pro, pour déclarer ses revenus en tant que freelance. Il n’est pas nécessaire de le rechercher. Lors de la déclaration en ligne des revenus, le freelance cochera certaines cases dès le début du processus. Il sera automatiquement redirigé vers les sections dédiées aux entrepreneurs individuels à remplir.

Les premières démarches à faire sont les suivantes :

  • Se connecter à l’espace personnel sur le site impots.gouv.fr ;
  • Appuyer sur « accéder à la déclaration en ligne », ensuite cliquer sur « débuter » ;
  • Renseigner tout changement relatif à la situation familiale (procédures préalables) et aux données personnelles.

Une fois les premières étapes complétées, le freelance se trouve à l’étape 3 : salaires et frais. Il doit y indiquer ses types de rémunérations pour l’année fiscale N-1. Les cases à cocher divergent selon la situation du travailleur indépendant.

Pour une activité en BIC, il doit cocher « Salaires commerciaux et industriels professionnels ». En BNC, la case « Salaires non commerciaux professionnels » est à marquer.  

Pour un autoentrepreneur ayant opté pour le prélèvement libératoire, il doit souligner auto/microentrepreneur pour le prélèvement de l’impôt sur le revenu.

En cas de portage salarial, le travailleur indépendant est défini comme étant un salarié. Il remplit, entre autres, la déclaration habituelle en marquant « Traitements et salaires » à l’étape 3, puis vérifier les informations prérenseignées.

Comment calculer son salaire en freelance ?

Le travail en tant qu’indépendant diffère grandement du travail salarié. Un freelance est généralement rétribué à l’issue de chaque mission accomplie, ce qui diffère d’un salarié qui perçoit un salaire mensuel régulier. Celui du travailleur autonome est donc rarement constant.

Pour un freelance, la rémunération est calculée en fonction d’un montant fixé par journée de prestation effectuée. Celui-ci est couramment désigné par le sigle TJM pour Taux Journalier Moyen. Il correspond au tarif que le travailleur indépendant facture à son client.

Connaitre son taux journalier moyen constitue un impératif d’un freelance. Cet indicateur permet de déterminer la rentabilité de l’activité. Le TJM ne devrait pas être sous-estimé. En effet, accepter une mission dont la rémunération proposée est inférieure à son taux normal comporte un risque élevé. Le freelance réalisera la prestation de services en question à perte.

Pour le fixer, quelques critères sont à prendre en compte, comme l’étude des tarifs utilisés sur le marché. Il faut aussi intégrer l’ensemble des charges inhérentes au statut juridique choisi (EURL, SASU, autoentrepreneur, EI).

Après avoir estimé les différentes charges et le niveau de rémunération souhaité, il est possible de procéder au calcul du TJM. Ce dernier se détermine à l’aide de la formule suivante : 

TJM = (Revenus nets annuels visés + Montant total annuel des charges)/Nombre de jours de prestation facturables

Il est obligatoire pour tout freelance d’exercer son activité sous un cadre juridique défini. Plusieurs options statutaires s’offrent à lui. Toutefois, le freelance a la possibilité de choisir le portage salarial pour mener à bien ses missions.

De cette façon, le travailleur indépendant conserve son indépendance tout en bénéficiant d’avantages habituellement réservés aux salariés. S’il choisit ce statut, il peut fixer son TJM en portage salarial en toute liberté en considérant certaines charges salariales.

Comprendre le TJM des freelances 

Le taux journalier moyen (TJM) est crucial pour les freelances, car il détermine leur revenu quotidien et influence directement leur rentabilité et viabilité financière. Un TJM bien fixé permet de couvrir les coûts de fonctionnement, comme les charges sociales, les assurances, les équipements et autres dépenses professionnelles. Son calcul nécessite la prise en compte de plusieurs éléments.

Le taux Journalier Moyen est une notion fondamentale pour les freelances. Elle est indispensable pour déterminer leur revenu quotidien en fonction des prestations proposées. Son calcul ne doit pas se faire à la légère, car il garantit la rentabilité et la pérennité de l’activité du travailleur indépendant. Cela implique notamment la prise en compte de plusieurs facteurs. Néanmoins, avant de fixer le TJM adapté, il importe de comprendre de quoi il s’agit réellement et quel est son importance pour les freelances. Dans cet article, les détails concernant cet indicateur sont présentés.

TJM : Définition

TJM signifie Taux Journalier Moyen. En de termes simples, c’est le tarif que le travailleur indépendant présente à son client en échange des prestations qu’il prévoit de fournir. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une facturation à la journée, pouvant être exprimée en HT (Hors taxe) ou non, selon les préférences du freelance.

Les revenus mensuels sont calculés sur la base de ce TJM. Pour y parvenir, il suffit de multiplier les tarifs journaliers par le nombre de jours travaillés. Ce qui donne une idée du salaire net du consultant en euros.

Il est important de noter que le terme « taux moyen » est utilisé, car cela peut varier selon plusieurs facteurs :

  • Les prestations supplémentaires
  • Les jours supplémentaires travaillés, comme les week-ends ou les jours fériés,
  • l’expérience professionnelle, etc.

Dans tous les cas, le calcul se fait en échange d’une prestation fixe proposée. Aussi, en tant que freelance, une obligation de moyen est à respecter plutôt qu’une obligation horaire.

Il faut notamment faire très attention lors du calcul de TJM en portage salarial. En effet, contrairement aux salariés, le travailleur indépendant ne bénéficie pas de congés payés ou de primes pour les heures supplémentaires, voire de bonus financiers. Il faudra donc tenir compte de l’ensemble des tâches que le consultant doit effectuer pour assurer la viabilité de sa nouvelle activité, notamment :

  • la prospection de clients
  • La gestion des relations clients
  • L’administration comptable et financière de son activité
  • Les périodes sans clients, entrainant l’absence de revenus,
  • Les charges liées à sa nouvelle carrière de freelance.

Dès le début, il est primordial de calculer avec soin le TJM. Non seulement cela garantit la viabilité de l’activité, mais c’est aussi une référence utilisée par les entreprises pour comparer les prestations à celles d’autres consultants. En effet, ces tarifs permettent d’évaluer le temps, les compétences et le niveau d’expertise du freelance.

Comment calculer les charges en tant que freelance ?

En tant qu’indépendant, toutes les charges liées à l’activité sont à la charge du travailleur. C’est d’autant plus un point important à prendre en compte lors du calcul du TJM. À noter que les charges sociales changent en fonction du statut choisi.

Pour une micro-entreprise : 12.3 % s’il s’agit de travailleurs dans le domaine du commerce et 21.2 % pour une société de prestation de service. Pendant la première année d’activité, l’ACRE permet une réduction des charges sociales à 6.4% et 11%.

Pour une EURL : 45 % des revenus professionnels si le gérant n’est pas assimilé à un salarié. Dans le cas contraire, les charges sociales s’élèvent à 80 %.

Pour une SASU : 80 % des revenus, sans compter les réductions proposées par l’ACRE.

Il importe donc de se rappeler que les chiffres d’affaires ne correspondent pas entièrement à la rémunération à la fin du mois. En effet, ces charges sociales doivent être déduites du TJM.

Quels critères pour fixer son TJM ?

Avant de proposer un TJM en portage salarial, plusieurs critères de base sont à considérer. Pour éviter toute perte, une attention particulière est nécessaire.

Se baser sur le business plan : Le Calcul dépendra du nombre de clients et de projets prévus chaque année pour assurer la viabilité de l’activité. Il inclut également les frais de fonctionnement de l’entreprise ( loyer, dépenses commerciales, prospection de clients, etc.)

 – Ne pas minimiser les attentes : une formation peut s’avérer indispensable avant de devenir consultant. Il peut être nécessaire de sacrifier quelques jours de congé pour répondre aux exigences du nouveau métier. Une rémunération adéquate est alors méritée.

Se renseigner sur la valeur du marché. Un développeur web ne gagne par exemple pas le même salaire qu’un consultant SEO. Compte tenu de l’évolution du marché, une mise à jour régulière des informations est donc nécessaire.

Prendre en compte la concurrence : Les tarifs proposés sur plateformes de freelancing peuvent par exemple servir de référence. Être compétitif et offrir des services de qualité attire davantage de clients.

Mettre en avant les expériences et les spécialités. Cela permet de se démarquer et de proposer un tarif plus élevé en échange d’une meilleure expertise. À rappeler que dans le domaine de la consultance, différents niveaux d’expertise sont reconnus : junior, confirmé, sénior et expert. 

Considérer le profil du client. Une grande entreprise peut être prête à payer plus cher, ce qui peut compenser des tarifs plus bas proposés à des entreprises plus petites.

– Les caractéristiques de la mission sont aussi importantes, notamment la durée, la difficulté, les moyens à déployer pour la réalisation, etc.

Ne pas oublier les charges telles que les frais sociaux, fiscaux, etc., qui sont liées à cette nouvelle activité. Il est possible de les ajouter au revenu souhaité. C’est d’ailleurs une pratique courante en termes de portage salarial.

Des simulateurs en ligne sont disponibles pour faciliter le calcul TJM en portage salarial. Il suffit de remplir le formulaire et les plateformes se chargent gratuitement du processus. Néanmoins, ces calculs ne fournissent qu’une estimation. Il est toujours possible de modifier le tarif proposé pour mieux l’ajuster aux attentes. Il faut veiller à ne pas dépasser excessivement les tarifs moyens pratiqués sur le marché pour éviter de décourager les clients potentiels.

Comment fixer son TJM en tant que freelance ?

Fixer les tarifs en tant qu’indépendant est difficile. Miser sur un taux journalier moyen (TJM) trop bas, c’est être contraint de travailler plus longtemps et plus dur pour gagner un revenu décent. Un tarif journalier trop élevé risque de rebuter des clients potentiels. L’essentiel est donc de savoir comment fixer son TJM lorsqu’on est freelance.

Avant de rechercher de nouveaux clients, les freelances doivent prendre un moment pour définir l’étendue de leurs services et fixer leurs prix. En tant qu’indépendant, il est courant de facturer en tarif journalier moyen ou TJM. Cependant, il peut parfois être difficile de trouver un bon point de référence sur lequel baser un tarif équitable. Certains baissent intentionnellement leurs tarifs par crainte de faire fuir des clients potentiels. Ils compromettent cependant le succès et la durabilité à long terme de leur entreprise. Alors, comment calculer son TJM et sur quels critères le fixer ?

TJM : définition

Avant même de fixer son TJM en freelance, il faut d’abord comprendre ce qu’est le taux journalier moyen. Exprimé hors taxe (HT), la plupart du temps, le TJM est ce que facture un indépendant lorsqu’il travaille durant une journée entière.

Ce taux est essentiel, car il sert de référence afin d’estimer au mieux ce que valent le temps, les compétences et l’expertise du freelance. Son calcul permet aussi d’avoir un tarif juste et proportionnel aux services proposés par l’indépendant, en prenant en compte, bien sûr, les objectifs financiers et les charges qui pèsent sur le freelance. Par ailleurs, sur certaines plateformes pour freelance, il est obligatoire de mentionner son TJM. Le but est d’aider les clients afin qu’ils puissent faire une estimation des tarifs.

Il faut garder en tête que, comme son nom l’indique, c’est un taux moyen. En effet, il est susceptible de changer en fonction des jours supplémentaires de travail (dimanche, férié, etc.). Aussi, le freelance ne peut pas compter sur les avantages qu’ont les salariés, comme les congés payés, les primes ou les heures supplémentaires.

Comment comprendre le calcul du TJM ?

Afin de calculer le taux journalier moyen, un freelance peut utiliser plusieurs méthodes. Cependant, la plus simple repose sur l’utilisation d’une formule. Ici, il est essentiel de prendre comme point de départ le salaire envisagé (brut ou net) par mois. Ensuite, il faut considérer quelques autres points importants :

  • Le nombre de jours de travail du freelance ;
  • Les charges et les frais professionnels ;
  • Les cotisations sociales.

Le calcul se fait en prenant le salaire envisagé, puis en l’additionnant avec les charges, les frais et les cotisations. Le tout sera ensuite divisé par le nombre de jours de travail et le TJM sera le résultat de ce calcul.

TJM = (salaire + charges)/nombre de jours travaillés

Voici un exemple pour comprendre :

Le salaire souhaité est de 3 000 euros, les charges et les autres frais sont de 800 euros en tout. Le nombre de jours de travail pour le freelance est de 20 jours/mois. Donc (3 000 + 800 euros)/20 = 190 euros.

Le freelance devra donc facturer un TJM de 190 euros hors taxe s’il veut avoir un salaire de 3 000 euros par mois.

Quels critères pour fixer son TJM ?

Pour fixer un TJM freelance, il faut prendre en compte quelques critères. Le plus important étant de connaître le marché sur lequel l’indépendant évolue. Dans ce cas, il est judicieux de faire une étude de marché et voir ce que les concurrents facturent. D’ailleurs, la zone géographique est aussi à prendre en compte. Le TJM dans la capitale et en province n’est pas le même.

Après le marché, il faut se baser sur l’expérience et les compétences du freelance. La logique veut que la facturation des débutants ne soit pas la même que pour les freelances plus expérimentés. Voici les différents types de tarifs pour fixer le TJM en fonction des années d’expérience :

  • Junior : 2 ans de pratique en freelance dans un domaine ;
  • Confirmé : entre 2 et 5 ans ;
  • Senior : entre 5 10 ans ;
  • Expert : plus de 10 ans.

Il est à noter qu’afin de connaître le TJM en portage salarial pour un freelance, c’est la société de portage qui se charge de calculer son salaire. Si ce n’est pas le cas, afin de fixer son taux journalier moyen, le freelance peut l’estimer en faisant un simple calcul. Ce dernier ajoute simplement à son salaire voulu les frais de gestion de la société de portage salarial – en plus des autres charges et dépenses professionnelles.

Les enjeux majeurs et les tendances des directions financières pour cette année 2024

Daf magazine en partenariat avec le cabinet d’audit et de conseils BDO et FiPlus a récemment réalisé une étude portant le nom de Trends Of Finance (Edition 2024). Dans une situation économique incertaine, cette dernière a pour objectif de présenter les principaux défis et évolution au sein des directions financières et des Daf.   

Avec les différentes crises et l’inflation, le paysage économique reste très fluctuant pour cette année 2024. Dans ce contexte, une étude approfondie concernant le domaine financier a été présentée par Daf Magazine. Cette dernière, avec l’appui de BDO et accompagné du méta-réseau de la finance FiPlus, a réalisé Trends of Finance Edition 2024. L’objectif de l’étude en question est de faire un bilan des grandes tendances des directions financières dans l’Hexagone et en Angleterre. Par ailleurs, Trends of Finance a tourné autour des principaux sujet du vaste domaine de la finance tels que le pilotage de la performance, la durabilité ou encore le management de data.

Une étude s’articulant autour de la durabilité et du pilotage de performance

Lors de Trends of Finance, le premier point discuté par Daf Magazine, c’est le pilotage de performance. Cette dernière étant un défi pour de nombreuses entreprises. Etonnamment, la majorité des Dafs britanniques connaissent l’importance de ce point par rapport aux experts Daf français.

Dans ce domaine, la formation aux nouvelles technologies, la disponibilité et la transformation numérique sont les enjeux majeurs. Selon l’étude, que ce soit pour les britanniques ou bien les français, tous reconnaissent que le point le plus important est le développement d’une stratégie regroupant ces trois aspects.

En outre, lors de la présentation de l’étude, la question de la durabilité a été présentée. A l’exemple d’un autoentrepreneur réalisant une simulation portage salarial, les entreprises doivent prêtée attention au développement durable en suivant les indicateurs RSE. Sur ce point, les Daf français ont une longueur d’avance par rapport à leurs confrères britanniques.

Selon Trends of Finance, pour assurer la conformité et la durabilité, les experts Daf des deux pays privilégient trois outils :

  • Les outils de reporting ;
  • Les logiciels d’analyse et de collecte des données ;
  • Les services de notation RSE.

Toutefois, les outils ne se limitent pas à ces trois-là puisque les directions financières et les Daf utilisent bon nombres de moyens pour être conforme à la CSRD.

La sécurisation et le management de la data discutés lors de Trends of Finance

Présenté aussi lors de Trends of Finance, la sécurisation de l’activité a été un aspect très discuté par Daf Magazine. Avec les menaces numériques, les différents risques du domaine et à la volatilité du secteur, les Daf doivent relever d’énorme challenge.

Il a été démontré lors de cette édition 2024 de la Trends of Finance que les points clés de la sécurisation s’articulent autour de la cybersécurité, l’accès aux informations numériques et l’aspect humain de l’activité. Dans chacun de ses trois points, l’étude a révélé que les CFO britanniques étaient plus impliqués que les français.

Par ailleurs, le management des data a aussi été présenté lors de l’étude. Pour bon nombres d’entreprises française ou britannique, l’envie de développer le domaine est la même.

Tournant autour de trois défis tels que la conformité des données, la valeur des data et la mise en place d’outils dédié au management des data – à l’exemple d’un outil de simulation portage salarial pour les professionnels de ce domaine, les directions financières françaises et britanniques ont identifié quelques freins.

Pour les experts en finance britanniques, les inquiétudes portent sur la qualité des données. Tandis que pour les français, les formations autour de l’analyse et de l’utilisation, ainsi que l’aspect financier pourront être les freins à la mise place durable d’une stratégie de management des data.

Tout savoir sur la simulation de revenu du freelance à l’international

Proposant une grande autonomie et flexibilité, être freelance comporte toutefois des risques. En optant pour le portage salarial, le travailleur indépendant a la possibilité d’exercer son activité professionnelle à l’international. Il doit donc savoir comment facturer à l’étranger et avec quelle devise.

De la gestion du statut à la simulation de revenus, les freelances se lançant à l’international doivent maîtriser les mécanismes du portage salarial. Que signifie être freelance ? Comment fonctionne le portage salarial à l’international ? Quel est le mode de facturation pour le freelance à l’étranger ? Le point.

Le statut du freelance, c’est quoi ?

Un freelance ou travailleur indépendant gère seul son activité, sans employés ni patron. Toutefois, il peut déléguer certaines responsabilités à des prestataires externes.

Le freelance doit déterminer un statut juridique pour son activité :

  • L’entreprise individuelle (EI) ;
  • La microentreprise pour sa simplicité fiscale.

Le statut de microentreprise présente des bénéfices considérables en raison de l’exemption de contributions sociales durant la première année.

Le travailleur indépendant peut d’ailleurs choisir d’autres statuts :

  • L’EURL, pour se défendre en tant qu’entité légale ;
  • L’EIRL, pour restreindre la responsabilité personnelle.

Certains professionnels indépendants optent pour le portage salarial pour effectuer leur activité afin de sécuriser leurs revenus. Quoi qu’il en soit, l’estimation des revenus pour un freelance international est primordiale pour mieux anticiper les fluctuations de revenus. La simulation de revenu pour freelance permet de déterminer les revenus potentiels et de gérer les finances de façon efficace.

En somme, un freelance est un individu exerçant son métier de manière plus libre et sans contrat à long terme avec un employeur. Il doit donc gérer :

  • L’acquisition de clients,
  • La facturation ;
  • Les déclarations de revenus ;
  • Les cotisations sociales.

Comment fonctionne le portage salarial à l’international ?

Pour tout porteur de projets à l’international, le portage salarial constitue une option parfaite et sécurisée pour travailler à l’étranger. Une telle société prend en charge la plupart des tâches récurrentes comme :

  • La gestion de la facturation ;
  • L’encaissement ;
  • L’établissement du contrat de prestation avec les clients, etc.

Lorsque le travailleur freelance quitte la France, certaines contraintes au niveau administratif apparaissent, dont celles liées notamment à :

  • La fiscalité ;
  • Les prestations sociales.

Il importe donc de négocier son package de rétribution en considérant chaque élément, tout en tenant en compte aussi de :

  • La situation personnelle ;
  • La zone géographique.

Le fonctionnement du portage salarial à l’international présente des similitudes à celui exercé en France. Il implique surtout trois entités :

  • Le consultant ;
  • La société de portage ;
  • L’entreprise cliente.

Pour être clair, le consultant cherche des missions et une société de portage. Cette dernière contractualise les missions et embauche le consultant en tant que salarié porté.

Par la suite, l’entreprise cliente paye les services du consultant à la société de portage, le salarié porté sera rémunéré à son tour après déduction des frais. Le travailleur autonome a la possibilité de choisir entre :

  • Une société de portage française, avantageuse pour les mandats courts et bénéficiant du régime général des salariés en France ;
  • Une entreprise de portage étrangère, potentiellement plus intéressante financièrement.

Il faut donc choisir son entreprise de portage pour un encadrement de qualité en fonction des exigences des marchés internationaux. Les entreprises font appel aux compétences des consultants français pour répondre à leurs besoins.

Le portage salarial permet donc de développer une activité indépendante tout en conservant les avantages sociaux du salariat. Il est applicable :

  • Aux missions courtes, en détachement :
  • Aux missions longues, en expatriation.

Comment facturer le freelance à l’étranger ?

En tant que freelance à l’étranger, il est possible d’émettre des factures à des clients internationaux, indépendamment du statut juridique. Ce mode de fonctionnement est souvent courant.

Par contre, le premier point qui distingue les factures avec les clients français réside dans la TVA et la devise pour les clientèles hors zone UE. Les factures doivent inclure avant tout :

  • Les coordonnées du freelance ;
  • Celles du client ;
  • Le statut juridique de l’entreprise avec le numéro SIREN ;
  • Les numéros de TVA intracommunautaire ;
  • La date, le numéro et le montant facturé, etc.

Pour la facturation d’un client assujetti à la TVA dans l’Union européenne, le freelance doit obtenir le numéro de TVA intracommunautaire. Dans le cas d’une franchise de TVA, il importe de demander des précisions auprès du service lié aux impôts.

Quant aux prestations réalisées pour des clients dans d’autres États membres, le consultant doit aussi se procurer le numéro de TVA du client. Il faut également qu’il remplisse une Déclaration européenne de services (DES).

Concernant les services fournis à un client soumis hors de l’Union européenne, le travailleur autonome n’applique pas la TVA. Toutefois, la facture doit mentionner « TVA non applicable – article 259-1 du Code général des impôts ».

Dans le cas où le client est non assujetti à la TVA, il est possible de facturer la TVA française. Néanmoins, il y a des exceptions pour certaines prestations. La facturation peut être réalisée dans la devise du pays étranger, mais doit être convertie en euros afin de faciliter la comptabilité.

En somme, il est recommandé de vérifier les règles et les principes spécifiques à la situation avant de facturer à l’étranger pour une activité en freelance. Il est également conseillé d’utiliser un logiciel de facturation pour tout travailleur indépendant souhaitant simplifier les démarches.

Tout savoir sur le revenu fiscal d’un freelance

Dans l’univers du freelancing, la question relative au revenu fiscal est cruciale. De plus, bon nombre d’indépendants ne savent pas encore comment déclarer leurs revenus. Avoir une maîtrise des rouages des taxes, abattements, charges et cotisations auxquels un freelance est soumis est donc essentiel. Cela évite, entre autres, les tracas fiscaux et permet d’anticiper les échéances.

Pour un freelance, les interrogations sur le fonctionnement des prélèvements et de la gestion fiscale sont nombreuses. Les termes comme régime fiscal, impôt sur le revenu et cotisation foncière, peuvent facilement semer le doute. Cela devient également plus complexe pour ceux qui débutent dans le freelancing et se familiarisent pour la première fois avec ce statut. Il est important de noter que le statut de freelance n’est pas un statut véritablement juridique, même si le terme prête à confusion. Alors, que signifie réellement être freelance et comment fonctionnent les impôts et le portage salarial pour les travailleurs indépendants ? Comment déclarer ses revenus lorsqu’on est indépendant ?

Le statut de freelance c’est quoi ?

Avant d’en savoir plus sur le revenu fiscal freelance, il importe de connaitre en détail le statut de freelance. Tout d’abord, le terme « statut » n’est pas ici tout à fait approprié, puisque le statut de freelance n’est pas un statut juridique en soi.

Dans les faits, le travailleur indépendant doit se décider sur le cadre juridique dans lequel il va évoluer. Par la suite, ce choix déterminera son véritable statut juridique. Parmi les options les plus courantes, il y a :

  • L’EI ou Entreprise Individuelle ;
  • L’EURL ou Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée ;
  • Le régime de micro-entreprise ;

Ces statuts sont souvent privilégiés par les freelances faisant de la prestation de service. D’autres statuts ont aussi été introduits récemment. C’est le cas de la SELARL (Société d’Exercice Libérale à Responsabilité Limitée) ou de encore l’EIRL (entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée).

Le freelance est un individu qui exerce une activité de manière indépendante. En tant que tel, il gère son travail de façon indépendante. Ce qui veut dire qu’il n’a pas de patron ni d’employé. Cependant, le freelance peut se tourner vers des prestataires lorsqu’il le désire, afin de déléguer certaines tâches. C’est souvent le cas dans le domaine de la comptabilité.

Comment fonctionnent les impôts et le portage salarial ?

Afin de faciliter la gestion de son activité, un freelance peut choisir d’être un salarié porté et adhérer à une société de portage salarial. Le système de portage salarial repose sur un concept simple : permettre aux indépendants de bénéficier des mêmes avantages que les salariés. La seule différence réside dans le fait que le freelance, lui, garde son autonomie.

Le fonctionnement de l’impôt sur le revenu (IR) pour freelance en portage salarial est le même qu’un salarié travaillant dans une entreprise. En d’autres termes, l’IR est prélevé directement sur son salaire. Cela a été appliqué depuis 2019. Il est important de noter que la société de portage salarial se charge uniquement de déduire le taux d’imposition sur le revenu pour le salarié porté. De ce fait, c’est ce dernier qui doit faire la gestion des prélèvements de l’IR sur son compte placé aux services des impôts.

Pour les auto-entrepreneurs, les revenus fonciers sont soumis au régime microentreprise et ils peuvent opter pour des versements libératoires de leurs impôts. Il est d’ailleurs possible pour les freelances en EURL ou EIRL de choisir l’impôt sur les sociétés plutôt que l’IR.

Comment déclarer ses revenus pour un freelance ?

Pour déterminer son salaire net, il faut procéder au calcul de son taux journalier moyen. Ce dernier peut se faire par le biais d’une formule ou grâce à une simple simulation revenu freelance. Ensuite, une fois son salaire connu, l’indépendant peut alors procéder à la déclaration de ses revenus.

Dans le cas où le freelance a choisi d’être un salarié porté, il ne s’occupe pas de la déclaration lui-même. Il doit simplement communiquer les montants lors des comptes rendus d’activité (CRA). Toutefois, il est responsable de la vérification de la véracité des montants inscrits au titre des revenus en portage salarial. Pour cela, il doit simplement se rendre sur le site de l’administration fiscale et accéder à son espace personnel. Sur ce dernier, un freelance peut gérer le montant et le taux d’imposition dans le cas où il prévoit une hausse/baisse de son chiffre d’affaires.

En ce qui concerne le calcul de l’impôt en portage salarial, l’administration fiscale définit chaque année un barème pour le taux neutre. Par exemple, pour l’année 2023, le taux des tranches est à 5,4%. Pour 2022, le taux d’imposition pour une tranche de 10 777 euros est de 0%. Ensuite, pour la même année, une tranche de 27 478 est soumise à un taux d’imposition de 11%; ce taux peut atteindre 45% si la tranche dépasse 168 995 euros.

Tout savoir sur les charges professionnelles freelance

Pour devenir freelance, il faut comprendre et savoir les éléments clés de ce format de travail avant de se lancer. Attirant de plus en plus de professionnels, ce statut implique une meilleure gestion, plus de flexibilité et d’indépendance. Toutefois, il s’accompagne de charges à considérer, l’impôt, les contributions sociales, les cotisations patronales, etc.

Exercer en tant que freelance exige une certaine capacité de gestion de charges et de contrôle concernant le chiffre d’affaires. Il est donc important de se familiariser avec les cotisations et d’assimiler les démarches nécessaires. Il importe de considérer notamment les processus de déclarations des revenus ainsi que les autres responsabilités financières.

Après avoir déterminé et appréhendé ce qu’est le statut freelance, quelles sont les charges à tenir en compte lorsque l’on est travailleur indépendant ? Comment faire pour déclarer ses gains en tant que freelance ? Ci-après les détails à retenir sur les charges professionnelles d’un freelance.

Le statut du freelance, c’est quoi ?

Également appelé freelance, un professionnel indépendant est un individu travaillant de manière autonome, sans la présence d’employés ou de supérieurs. Il a la possibilité de sous-traiter certaines responsabilités, comme la gestion financière, à des fournisseurs externes.

Le statut de freelance ne présente pas une classification juridique en soi. Toutefois, le travailleur indépendant peut choisir entre plusieurs types de formalisation :

  • Entreprise Individuelle (EI) ;
  • Microentreprise, pour ses bénéfices fiscaux et une dispense de cotisations sociales durant la première année ;
  • EURL, pour se constituer en entité juridique ;
  • EIRL et SELARL, pour sauvegarder ses actifs personnels.

Certains freelances optent pour l’expérimentation de leur projet via un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial. Cette alternative est surtout une question de sécurité financière.

À la différence d’un employé classique, un freelance opère indépendamment avec l’obligation de sélectionner un cadre juridique pour exercer son activité.

Un freelance effectue de nombreuses tâches, comprenant entre autres :

  • Le prospect des clients ;
  • L’émission de factures ;
  • La déclaration de chiffre d’affaires à l’URSSAF (pour les microentreprises) ;
  • L’acquittement des cotisations sociales.

Les missions peuvent être ponctuelles ou s’étendre sur plusieurs années avec le même client. Par ailleurs, les charges professionnelles du freelance sont incluses dans les coûts liés à la gestion de son activité professionnelle, comme :

  • Les assurances ;
  • Les cotisations sociales ;
  • La comptabilité, etc.

Pour faire court, le freelance est une personne qui travaille de façon indépendante, sans contrat de longue durée avec un employeur.

Quelles sont les charges d’un travailleur indépendant ?

En opérant en tant que microentreprise, SAS ou EURL, un freelance se soumet à des dépenses généralement composées de :

  • Impôts ;
  • Cotisations sociales.

Le régime de microentreprise est conseillé si l’activité ne requiert pas d’investissements conséquents ni de coûts de fonctionnement élevés. Les autoentrepreneurs peuvent aussi profiter de l’Acre, réduisant les taux à 11 % pour les services et 6,4 % pour les biens. Les cotisations sociales sont d’ailleurs de :

  • 22 % pour les services ;
  • 12,8 % pour les biens.

Dans le cadre d’une SASU ou SAS, les cotisations sociales constituent à peu près 80 % du revenu. Dans le cas où la rémunération n’outrepasse pas 30 852 euros, l’entrepreneur a la possibilité d’être exempté de charges sociales.

S’il s’agit d’un statut EURL et SARL, le gérant associé paie approximativement 45 % de sa rémunération en contributions sociales. Si le gérant n’est pas un associé, il est soumis au régime général de la Sécurité sociale. Les charges correspondantes sont estimées à 80 % des revenus.

Il existe aussi d’autres dépenses à tenir compte, car celles-ci peuvent influer sur le budget. L’on peut citer par exemple :

  • La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) à partir de la deuxième année d’activité ;
  • L’impôt sur le revenu pour les micro-entrepreneurs, etc.

Pour mieux anticiper les dépenses, il est conseillé de réaliser une simulation de revenu freelance, ce qui peut être utile. Celle-ci permet d’évaluer les rentes nettes après avoir déduit l’ensemble des charges et les impôts, offrant une vision claire des revenus réels.

Comment déclarer ses revenus en tant que freelance ?

Depuis 2021, les travailleurs autonomes sont tenus de soumettre une déclaration combinée fiscale et sociale en ligne. Cette décision permet donc de remplacer les deux déclarations qui étaient auparavant séparées. Les revenus pour le calcul des cotisations et des contributions sociales sont recueillis à partir de la déclaration fiscale. Ils sont par la suite transmis, soit à :

  • L’URSSAF ;
  • La Caisse générale de Sécurité sociale pour les DOM.

Les freelances ne sont plus obligés de remplir la déclaration sociale des indépendants (DSI). Les revenus sont annoncés sur le site impots.gouv.fr dans l’« espace personnel ». Ils sont ensuite inscrits dans la section « sociale » de la déclaration.

Quel que soit le statut ou le revenu d’un travailleur indépendant, il doit effectuer une déclaration de ses rentes. De ce fait, le freelance doit remplir maintenant deux formulaires :

  • Le formulaire 2042 pour l’impôt sur le revenu ;
  • Le formulaire 2042-C-PRO pour les revenus professionnels.

Il faut savoir que les revenus doivent être tous déclarés bruts. Il existe d’ailleurs divers types de gains à déclarer :

  • BIC : Revenus des activités commerciales, artisanales ou industrielles, calculés sur une base de comptabilité d’engagement ;
  • BNC : Revenus des professions libérales, calculés sur une base de comptabilité de trésorerie ;
  • BA : Revenus agricoles provenant de l’exploitation de biens ruraux.

Concernant les cotisations sociales, ces dernières doivent être versées tous les mois ou les trois mois. Pour un travailleur indépendant effectuant des opérations d’achat-revente ou des prestations de services, il est recommandé de se déclarer. Pour ce faire, il faut se rapprocher de l’administration fiscale.