Simulateur augmentation salaire

Le minimum du traitement est réévalué pour 2023. Le gouvernement a communiqué une nouvelle revalorisation applicable depuis le 1er mai. Selon l’enquête réalisée par l’entreprise de conseil en ressources humaines Alixio, seuls 57% des organisations envisagent aujourd’hui plus de 3% d’augmentations. Alors qu’au cours du précédent sondage réalisé en décembre 2022, le taux était de 95%. 

Une revalorisation de l’Indice Minimum de Traitement (IMT), annoncée en avril 2023, est entrée en vigueur le 1er mai 2023. Plus de 1,1 million d’agents de la fonction publique sont concernés. Malheureusement, ces hausses ne sont pas aussi conséquentes que prévu pour les travailleurs français. En effet, à la fin de l’année 2022, les embaucheurs pensaient être davantage généreux pour 2023. 

Qu’est-ce qu’une hausse de rémunération dite acceptable ? Qui en est bénéficiaire ? Comment se calcule le taux de revalorisation ?  Ces points essentiels  seront mis en avant dans cet article. Le but étant d’en savoir davantage sur cette nouvelle mesure du gouvernement.

Simulateur augmentation salaire

Qu’est-ce qu’une augmentation de salaire décente ?

Simulateur augmentation salaire

Les rémunérations continueront de croître en 2023 en raison de l’inflation qui se poursuit dans la zone euro. Par définition, une hausse de salaire dite correcte doit satisfaire le travailleur. Le 1er juillet 2022, l’ensemble des fonctionnaires ont vu leur traitement revalorisé de 3,5%, alors que l’estimation était arrêtée à 2,8 % en 2021. Dans ce cas précis, il s’agit bel et bien d’une augmentation satisfaisante de la rémunération.

Il est facile pour un salarié de faire une estimation rapide et précise de la revalorisation de son salaire. Il dispose, pour ce faire, de nombreux outils en ligne performants. C’est le cas, par exemple, du simulateur augmentation de salaire.

Mais au-delà du ressenti du travailleur, il existe des indicateurs plus performants pour évaluer l’impact d’une réévaluation du salaire minimum. L’inflation est un outil neutre. Pour éviter une baisse du pouvoir d’achat, une hausse du salaire est convenable lorsqu’il est plus élevé que le taux d’inflation.

Lors d’une augmentation de salaire, il faut savoir que :

  • 8,33% d’augmentation équivaut à un mois de rémunération en plus (sur une année);
  • La négociation d’une rémunération est à justifier par une solide argumentation (chiffres, faits concrets);
  • Une hausse de salaire convenable varie généralement entre 2,5 et 6%.

Pour accéder à une progression décente lors d’une négociation, le salarié doit suggérer une fourchette salariale (un minimum et un maximum). C’est la meilleure façon de prouver à l’employeur qu’il est ouvert à une proposition allant dans le sens des deux parties.

Qui est concerné par la revalorisation des salaires ?

Plus de 5,5 millions de fonctionnaires sont recensés en France. Outre les 1,1 million d’agents de la fonction publique, tous les statuts sont également concernés par la hausse du SMIC.

  • Les fonctionnaires d’État ;
  • Les collectivités territoriales ;
  • Les militaires ;
  • Les contractuels ;
  • Les hôpitaux.

À titre d’information, les fonctionnaires sont répartis en fonction du niveau de recrutement et de leurs compétences.

La Catégorie A rassemble dans la fonction publique d’État, les ingénieurs, les professeurs, les inspecteurs du Trésor, etc. La fonction publique hospitalière regroupe les directeurs d’hôpital, les sages-femmes, les puéricultrices. Enfin, dans la fonction publique territoriale, il y a les directeurs de services, les ingénieurs territoriaux, les secrétaires de mairie, les bibliothécaires, etc. La catégorie A comprend aussi une classification nommée A+ (les directeurs d’administration, les préfets, les ingénieurs, etc.).

Pour faire partie de la Catégorie B, il faut un diplôme de baccalauréat minimum jusqu’à un bac + 2. Elle regroupe les contrôleurs des impôts, les gardiens de la paix, etc. (fonction publique d’État). Dans la fonction publique hospitalière se trouvent les secrétaires médicales et les infirmiers. Pour finir, la fonction publique territoriale rassemble les éducateurs, les assistants socio-éducatifs, etc.

La Catégorie C requiert un brevet ou des qualifications professionnelles spécialisées pour certaines professions (diplôme de type BEP ou CAP). Elle regroupe dans la fonction publique d’État les surveillants de l’administration pénitentiaire, les agents des finances publiques, etc. Dans la fonction publique hospitalière, on retrouve les aides-soignantes. Et enfin, la fonction publique territoriale réunit les éboueurs, les ouvriers paysagistes, etc.

En réalité, les personnes en début de carrière, appartenant à la catégorie C sont les plus avantagées par la revalorisation. Elles se trouvent au bas de l’échelon de la fonction publique. Donc, depuis le 1er mai, les fonctionnaires en question touchent 1 365,67 euros net (primes et indemnités spécifiques non incluses). 

Comment calculer le taux d’augmentation de salaire ?

La valeur ajoutée apportée par le salarié à l’entreprise sur le long terme influe sur une éventuelle hausse de salaire. Pour l’employé, cela peut être :

  • Les formations suivies ;
  • Les compétences acquises ;
  • Des résultats excellents durant l’année ;
  • Ses réussites professionnelles (réalisations).

Pour estimer le taux d’une hausse de salaire, il suffit d’effectuer un calcul assez simple. Le montant de la rémunération revalorisée est soustrait de celui de l’ancienne rémunération. Le résultat est à diviser par l’ancien appointement. Le montant obtenu sera ensuite multiplié par 100. Le résultat final donne le taux d’augmentation. Autrement dit, il faut d’abord trouver la somme de l’augmentation selon le taux prévisionnel délimité en amont. Ce montant est à additionner au salaire actuel.

Donc :

  • Pour avoir le montant de la hausse, il faut calculer la rémunération annuelle * (Taux prévisionnel/100) ;
  • Pour obtenir le montant avec hausse et bonus, il faut calculer le salaire annuel, la somme de l’augmentation et le bonus.

Le pourcentage d’augmentation total (selon le montant de bonification) sera ensuite ajouté au salaire annuel. Autrement dit, le taux d’augmentation général est égal au montant avec hausse et bonus / Salaire annuel * 100.

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