Workday intègre des agents IA externes pour enrichir ses applications RH et finance

L’éditeur Workday dévoile de nouveaux outils pour sa plateforme Illuminate. Ces ajouts, comme Agent Gateway, visent à connecter ses logiciels RH et financiers à des agents d’intelligence artificielle externes. L’objectif est de créer un écosystème multi-agents unifié, sécurisé et plus performant pour les entreprises.

L’intégration de l’intelligence artificielle transforme les logiciels d’entreprise. Workday, acteur majeur des solutions RH et financières, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. La société renforce sa plateforme IA Illuminate avec des innovations majeures, conçues pour ouvrir ses applications à des agents conversationnels tiers. Cette démarche stratégique promet une automatisation plus poussée et une gestion centralisée des différentes intelligences artificielles. Les entreprises pourront ainsi exploiter des applications multi-agents plus sophistiquées, tout en conservant un contrôle strict sur leurs données sensibles, au cœur des processus de ressources humaines et de finance.

Une passerelle unifiée pour orchestrer les intelligences artificielles

Workday enrichit son écosystème avec plusieurs outils stratégiques. Le plus attendu, Agent Gateway, sera accessible aux premiers utilisateurs d’ici la fin 2025. Cette passerelle technologique connectera les agents natifs de Workday à des agents développés par des tiers. Elle ambitionne de créer des applications avancées qui exploitent plusieurs intelligences artificielles simultanément sur différentes plateformes logicielles. Pour assurer une gestion cohérente, Agent Gateway opère conjointement avec l’Agent System of Record (ASOR). Cette couche, intégrée au cœur de la plateforme Workday, centralise la gouvernance, l’administration et l’optimisation de tous les agents, qu’ils soient internes ou externes.

Cette collaboration entre systèmes repose sur des protocoles partagés, tels que le Model Context Protocol (MCP) d’Anthropic ou l’Agent-to-Agent (A2A) de Google, qui facilitent la communication entre les différents agents. Dans un premier temps, la connexion se limite aux partenaires du réseau Agent Partner Network de Workday. Ce réseau inclut des entreprises de premier plan comme Accenture, AWS, Google Cloud, IBM et Microsoft.

Selon les experts du secteur, cette approche offre un mécanisme d’orchestration maîtrisé et prévisible. Une telle gouvernance s’avère essentielle pour les entreprises qui déploient des applications agentiques complexes. Elle garantit un contrôle précis des accès aux données, un enjeu particulièrement critique dans les domaines des ressources humaines et de la finance où la gestion des frais professionnels ou d’autres transactions sensibles requiert une fiabilité sans faille. Une sélection d’agents compatibles est d’ores et déjà proposée sur le Workday Marketplace.

 

Des fonctionnalités enrichies pour les développeurs d’entreprise

Parallèlement à cette ouverture, Workday met à disposition des développeurs de nouvelles ressources pour renforcer l’intégration de l’IA. La société lance des AI Widgets, des composants prêts à l’emploi que les développeurs peuvent insérer dans leurs applications internes. Ces widgets diffusent des conseils générés par l’IA et peuvent être finement personnalisés.

Il devient possible de définir des instructions spécifiques pour une équipe ou même pour un utilisateur unique. De plus, les API étendues de l’AI Gateway aident les développeurs à intégrer nativement les services d’IA de Workday, comme la reconnaissance du langage naturel ou l’analyse intelligente de documents. Ces avancées peuvent, par exemple, optimiser la gestion des frais professionnels en automatisant la reconnaissance et la catégorisation des reçus.

L’assistant de codage Developer Copilot, qui s’intègre à la plateforme Extend de Workday, bénéficie également d’améliorations notables. Il peut désormais générer des extraits de code d’application, formuler des requêtes de données, ou encore identifier les API les plus pertinentes pour un besoin spécifique. L’outil suggère aussi des orchestrations fonctionnelles complètes, accompagnées de leur documentation. L’ensemble de ces fonctionnalités est disponible pour les clients de la version Extend Professional.

Enfin, Workday annonce le développement d’une nouvelle interface en ligne de commande, le Workday Developer CLI. Prévu pour la fin de l’année, cet outil simplifiera l’automatisation des tâches de développement. Il favorisera également une meilleure collaboration et une intégration plus fluide dans les flux de travail DevOps existants.

Microsoft ajuste la gestion des mises à jour pour améliorer la stabilité et le retour d’expérience

Microsoft 365 réorganise ses canaux de mise à jour, limitant la portée du canal semi-annuel au profit du canal mensuel. Effective dès juillet 2025, cette modification a pour but d’accélérer la diffusion des nouvelles fonctionnalités et à relever des retours plus rapides. Cela impacte notamment la gestion des mises à jour pour toute entreprise et tout utilisateur.

Microsoft 365 adapte la stratégie de diffusion de ses mises à jour, marquant un déplacement considérable du canal semi-annuel vers le canal mensuel. Le canal semi-annuel permet des mises à jour de fonctionnalités deux fois par an, et cible les appareils « non interactifs » et ceux exécutant des charges de travail spécialisées ou critiques. Chaque version ne sera dorénavant prise en charge que pendant 6 mois, contre 14 mois auparavant, avec la disparition de l’option d’accès anticipé. Cette réorientation vers des cycles de mise à jour plus courts et plus fréquents vise à optimiser l’intégration des nouvelles fonctionnalités. Cela améliore aussi la réactivité de l’écosystème Microsoft 365.

Les modifications impactant le canal semi-annuel

À partir de juillet 2025, le canal semi-annuel de Microsoft 365 sera recentré sur les appareils autonomes, avec une période de support réduite à 6 mois. De même, l’option d’accès anticipé, connue sous le nom de canal semi-annuel (preview), ne sera plus disponible.

Microsoft recommande désormais de se tourner vers le canal entreprise mensuel ou le canal actuel, notamment pour :

  • Les appareils interactifs ;
  • Les appareils souhaitant bénéficier d’un accès anticipé aux fonctionnalités.

Auparavant, des nouvelles fonctionnalités ou mises à jour étaient publiées deux fois par an via le canal d’entreprise semi-annuel. Pour être précis, il s’agit du deuxième mardi de janvier et de juillet. Il était improbable d’ajouter de nouvelles fonctionnalités au canal semi-annuel à d’autres moments. Les téléchargements distincts des mises à jour de fonctionnalités n’étaient pas non plus disponibles pour ce canal.

Ces adaptations montrent une volonté de Microsoft de rationaliser et d’accélérer la diffusion des innovations au sein de son écosystème. Ainsi, les utilisateurs se tourneront vers des rythmes de mise à jour plus dynamiques.

Cette situation influencerait indirectement la rapidité d’accès à des outils logiciels pour effectuer une meilleure estimation du salaire brut pour tout professionnel des ressources humaines.

L’essor du canal mensuel et ses implications

Le canal mensuel est celui qui reçoit les mises à jour de fonctionnalités le plus rapidement, dès qu’elles atteignent un niveau suffisant de stabilité et de performance. La prise en charge de chaque version est opérée jusqu’à la publication de la suivante.

Sur le canal entreprise mensuel, les critères de stabilité et de performance sont plus exigeants, avec une publication fixée au deuxième mardi de chaque mois et une prise en charge de deux mois pour chaque version. Par ailleurs, contrairement à d’autres canaux, ce canal ne propose pas de phase officielle de préversion avant chaque mise à jour. Toutefois, les administrateurs peuvent organiser des tests internes ou des déploiements pilotes sur des groupes restreints d’utilisateurs afin de valider les nouvelles fonctionnalités avant un déploiement général.

Afin d’obtenir un aperçu de ce qui sera publié sur le canal mensuel Entreprise, il convient de se tourner vers des solutions passant par le CDN Office. Cela est requis car il n’existe aucune option preview directe pour ce canal. Son contenu semble ne pas toujours refléter celui du canal Entreprise mensuel, du fait de leurs exigences de stabilité différentes. De nouvelles innovations permettant une bonne estimation du salaire brut pourraient ainsi être intégrées via des déploiements progressifs.

Actuellement, le canal mensuel offre un mois de rollback (restauration d’une ancienne version), une durée qui passera à deux mois en juillet, alignant ainsi la période de restauration sur celle du canal semi-annuel. En réduisant les canaux où la diffusion des mises à jour est la plus lente, Microsoft souhaite collecter des données de feedback plus « fraîches ».

Google AI modifie profondément les recherches utilisateurs.

Une étude récente de Growth Memo examine l’influence des résumés IA de Google sur les internautes. Bien que ces outils captent l’attention, les utilisateurs demeurent prudents et privilégient les sources connues. De ce fait, les stratégies SEO doivent s’ajuster à cette nouvelle dynamique où la confiance est clé.

Le 12 mai 2025, Growth Memo a diffusé les résultats d’une analyse approfondie concernant l’expérience utilisateur face aux « AI Overviews » (AIO), ces encadrés récapitulatifs générés par intelligence artificielle au sein des résultats de recherche Google. L’objectif de cette investigation était de décrypter les modifications comportementales des internautes confrontés à ces nouveaux éléments. Les enseignements tirés de cette étude soulignent une transformation notable des interactions avec les pages de résultats, tout en confirmant une certaine méfiance persistante des utilisateurs et l’importance continue de la notoriété des sources pour obtenir leur confiance et leurs clics. Six leçons principales se dégagent pour anticiper l’arrivée de cette technologie en France.

 

Impact des AI Overviews sur les comportements utilisateurs

L’étude comportementale menée sur les « AI Overviews » de Google révèle des changements significatifs dans la manière dont les internautes interagissent avec les résultats de recherche. Bien que la majorité des individus consultent les AIO et leur accordent une certaine crédibilité, une tendance à vérifier les informations, notamment pour des sujets sensibles ou à fort enjeu (Your Money or Your Life) tels que ceux liés aux frais professionnels, se dégage. Les utilisateurs cliquent sur les liens fournis dans les AIO, mais n’hésitent pas à consulter les résultats organiques classiques pour croiser les données.

Par ailleurs, les AIO s’avèrent particulièrement efficaces pour capter l’attention. Les liens intégrés dans ces résumés IA reçoivent une part substantielle des clics (lorsque des clics ont lieu), ce qui se fait au détriment des premiers résultats organiques traditionnels. Conséquemment, les internautes ont moins tendance à faire défiler la page de résultats, les AIO fournissant souvent une réponse jugée satisfaisante.

Concernant les types de requêtes, celles de nature informationnelle, comme les questions directes, les recherches de définitions ou les comparaisons, sont les plus touchées par l’intégration des AIO. En revanche, les requêtes transactionnelles ou locales semblent pour l’instant moins impactées, une situation qui pourrait toutefois évoluer avec les progrès de l’IA et l’intégration de sources plus diversifiées.

L’étude révèle également que, même face aux AIO, les utilisateurs adoptent un comportement de lecture rapide. Ils parcourent et balayent le contenu, à l’instar de leur pratique sur une page web standard, cherchant l’information pertinente. Des contenus synthétiques, aisément scannables et bien structurés sont donc favorisés.

Stratégies SEO adaptées et importance persistante de la marque

Face à ces évolutions, la présence d’un site parmi les sources citées dans un AI Overview constitue un avantage notable, en offrant une visibilité accrue et un trafic potentiellement plus qualifié. Cependant, les internautes manifestent une nette préférence pour les sources qu’ils reconnaissent, qu’il s’agisse d’une marque établie ou d’un site perçu comme une autorité dans son domaine. La probabilité qu’un lien soit cliqué en premier augmente ainsi si l’utilisateur connaît déjà la marque.

Il devient alors impératif d’adapter les stratégies de contenu. La création de textes clairs, basés sur des faits, correctement organisés et apportant des réponses directes aux interrogations des utilisateurs est cruciale pour augmenter les chances d’être référencé dans les AIO. Cela inclut, par exemple, la clarté dans la présentation de sujets complexes tels que le calcul des frais professionnels ou les implications fiscales. L’optimisation des sections FAQ, des introductions ainsi que l’utilisation de données structurées (via schema.org) gagnent en importance stratégique.

Ces constats sur les AIO rejoignent d’ailleurs ceux d’une analyse antérieure menée en 2022 par les agences WAM et Wexperience sur le comportement des utilisateurs face aux pages de résultats de recherche classiques (SERP). Les deux études soulignent le rôle central de la reconnaissance de la marque et de l’autorité perçue pour instaurer la confiance. Que ce soit dans une SERP traditionnelle ou au sein d’un AI Overview, les utilisateurs tendent à scanner rapidement les informations à la recherche de signaux de fiabilité, comme une marque connue ou des indicateurs d’expertise, avant de prendre une décision.

L’optimisation SEO doit ainsi transcender la simple pertinence du contenu pour englober la capacité à afficher clairement ces signaux d’autorité. L’expérience utilisateur (UX) et les principes E-A-T (Expertise, Autorité, Fiabilité) demeurent essentiels pour la performance, quelle que soit la configuration de la page de résultats. En définitive, la confiance de l’utilisateur s’appuie d’abord sur la reconnaissance de la marque ou de l’autorité, avant même la pertinence intrinsèque du contenu.

Microsoft lance l’ère des agents IA autonomes

Microsoft a marqué son événement Build 2025 par l’avènement des agents d’intelligence artificielle. L’entreprise a présenté une vision du web agentique ouvert, où ces entités IA prendront des décisions et accompliront des tâches de manière autonome pour les utilisateurs et les organisations.

L’intelligence artificielle transforme le paysage professionnel, comme en témoignent des rapports de début 2025. Une étude de janvier a révélé une préférence croissante des employeurs pour l’IA au détriment des jeunes diplômés : environ 37 % d’entre eux privilégiant l’IA et 89 % évitant d’embaucher cette catégorie de la Génération Z. En avril, le rapport Work Trend Index de Microsoft soulignait que 33 % des dirigeants envisageaient déjà des réductions d’effectifs dues à l’IA, mettant en avant les « entreprises pionnières » qui structurent leurs opérations autour de l’intelligence à la demande avec des équipes hybrides humains-agents. C’est dans ce contexte que Microsoft, lors de sa conférence Build 2025, a officiellement proclamé l’entrée dans « l’ère des agents d’IA », soulignant les avancées significatives en raisonnement et mémoire des modèles, rendant l’IA plus performante et efficace pour résoudre des problèmes de manière innovante.

Microsoft détaille sa vision du web agentique et ses innovations

Microsoft envisage un avenir où les agents IA opéreront à divers niveaux – individuel, organisationnel, d’équipe et d’entreprise – pour prendre des décisions et exécuter des tâches. Cette perspective mène à la construction d’un « web agentique ouvert ». Pour concrétiser cette vision, l’entreprise a dévoilé plusieurs avancées lors de Build 2025. Elle met en avant l’utilisation déjà répandue de ses outils, citant 15 millions de développeurs pour GitHub Copilot, des centaines de milliers de clients pour Microsoft 365 Copilot et plus de 230 000 organisations, dont une large part du Fortune 500, ayant recours à Copilot Studio. Des entreprises comme Fujitsu et NTT DATA exploitent Azure AI Foundry pour des applications IA, tandis que Stanford Health Care utilise l’orchestrateur d’agents de santé de Microsoft. Il est intéressant de noter que certains consultants indépendants utilisant ces technologies explorent même des outils de simulation en portage salarial pour optimiser leur statut et évaluer leurs revenus potentiels.

Parmi les annonces majeures figurent l’évolution de GitHub Copilot vers un partenaire IA agentique avec un agent de codage asynchrone et l’ouverture de GitHub Copilot Chat dans VS Code. La nouvelle plateforme Windows AI Foundry unifie le cycle de développement IA. Azure AI Foundry s’enrichit de son côté des modèles Grok 3 et Grok 3 mini de xAI, portant à plus de 1 900 le nombre de modèles disponibles, et introduit des outils comme Model Leaderboard et Model Router.

L’entreprise outille les développeurs pour la nouvelle ère IA

Pour rendre les agents IA plus performants et sécurisés, Microsoft a présenté des agents préconstruits et des blocs de construction personnalisés. La disponibilité générale d’Azure AI Foundry Agent Service permet d’orchestrer plusieurs agents spécialisés, intégrant Semantic Kernel et AutoGen dans un SDK unique et supportant les protocoles Agent-to-Agent (A2A) et Model Context Protocol (MCP). En parallèle, Azure AI Foundry Observability offrira une surveillance intégrée des performances, de la qualité, des coûts et de la sécurité.

Pour la gouvernance, Microsoft Entra Agent ID, en préversion, attribuera des identités uniques aux agents créés via Copilot Studio ou Azure AI Foundry, facilitant leur gestion sécurisée et s’intégrant aux contrôles de Purview.

Microsoft 365 Copilot Tuning permettra quant à lui de former des modèles et de créer des agents spécifiques avec peu de code, tandis que l’orchestration multi-agents de Copilot Studio connectera plusieurs agents pour des tâches complexes.

En soutien au web agentique ouvert, Microsoft assure une large prise en charge du MCP et a rejoint son comité de pilotage, contribuant à une spécification d’autorisation et à la conception d’un service de registre de serveur MCP. Le nouveau projet ouvert NLWeb est également introduit, visant à fournir une interface conversationnelle pour les sites web.

Enfin, Microsoft Discovery se présente comme une plateforme extensible pour accélérer la recherche scientifique grâce à l’IA.

Ces développements interviennent dans un contexte de contraction du marché de l’emploi technologique, où l’IA redéfinit les besoins et affecte particulièrement les postes de début de carrière. Dans ce cadre, une simulation en portage salarial peut constituer une option pertinente à envisager avant de s’engager vers de nouvelles formes d’activité.

Denodo 9.2 optimise l’accès aux données et l’intelligence artificielle générative

La nouvelle version Denodo Platform 9.2 introduit une place de marché de données unifiée et renforce son socle pour l’IA générative. L’objectif est d’améliorer l’expérience utilisateur, d’automatiser via l’IA et de favoriser un développement agile, en s’appuyant sur sa gestion logique des données.

L’entreprise Denodo, reconnue pour son expertise en virtualisation des données, a officialisé le lancement de Denodo Platform 9.2. Cette version représente une évolution majeure, conçue pour perfectionner l’interaction des utilisateurs avec les données, intégrer plus profondément l’automatisation par l’intelligence artificielle générative et soutenir des méthodes de développement plus souples. S’inscrivant dans la lignée des améliorations de la version 9.1 diffusée en novembre 2024, cette mouture continue de capitaliser sur la couche sémantique unifiée de la plateforme et sur ses solides capacités de gestion logique des données, affirmant ainsi la position de l’éditeur sur ce marché technologique.

Une place de marché centralisée améliore l’exploration des actifs informationnels

Au centre des nouveautés de la version 9.2, Denodo a développé une « data marketplace » interne. S’appuyant sur un modèle similaire à celui du commerce en ligne, cet espace est conçu pour que l’ensemble des collaborateurs, y compris ceux ne possédant pas de compétences techniques spécifiques, puissent aisément découvrir, examiner et utiliser les ensembles de données utiles à leurs missions. Cette place de marché va au-delà d’une simple présentation des sources de données. En effet, elle offre une visibilité sur la manière dont ces données sont employées dans les outils métiers et analytiques en aval. Elle fournit également des indications sur les tableaux de bord ou les rapports qui exploitent ces informations. Par exemple, un utilisateur peut accéder directement à des jeux de données permettant l’estimation du salaire brut dans un contexte RH ou budgétaire.

Grâce à ses fonctionnalités multilingues et à des automatisations basées sur l’intelligence artificielle, la plateforme vise à simplifier l’utilisation des données au sein des grandes structures, souvent confrontées à la complexité et à la fragmentation de leur patrimoine informationnel. Cette démarche est d’ailleurs perçue positivement par des experts du secteur.

Stewart Bond, vice-président de la recherche chez IDC, souligne que « la nouvelle place de marché de Denodo rend l’accès aux données encore plus intuitif, y compris pour les utilisateurs sans expertise technique ».

Cette innovation s’ajoute à un ensemble d‘outils orientés vers le libre-service, renforçant le rôle de Denodo dans la démocratisation des données en entreprise.

Des capacités accrues pour l’intelligence artificielle et le développement agile

Concernant l’intelligence artificielle, Denodo intensifie l’orientation initiée avec la version 9.1. La mise à jour 9.2 perfectionne l’intégration de la génération automatisée de contenu à partir des données. Elle y parvient en facilitant un accès en temps réel à des données de haute qualité, contextualisées et correctement gouvernées. La plateforme offre désormais la possibilité d’enrichir de manière dynamique les modèles d’IA avec des connaissances propres aux utilisateurs.

Elle permet également une exploitation plus poussée des données non structurées, telles que les images ou les publications issues des réseaux sociaux. Ce type de traitement peut notamment être mobilisé dans des cas d’usage concrets comme l’estimation salaire brut, à partir de données sectorielles, géographiques ou historiques.

Par ailleurs, Denodo lance un nouveau programme de certification à destination des développeurs d’applications basées sur l’IA générative. L’ambition affichée est de positionner Denodo comme une base unifiée pour alimenter les divers cas d’usage de l’IA générative avec des données prêtes à l’emploi, sans faire de compromis sur leur gouvernance.

Pour les équipes techniques, la version 9.2 apporte également des progrès significatifs dans le développement de produits liés aux données. La plateforme prend en charge les flux d’intégration et de déploiement continus (CI/CD) avec une gestion des branches. Cette fonctionnalité est destinée à encourager une collaboration agile et à assurer une meilleure traçabilité des modifications.

Elle incorpore aussi une analyse automatisée des dépendances afin de minimiser les erreurs, d’optimiser la mise en cache et de simplifier la curation des jeux de données. Enfin, Denodo élargit sa compatibilité avec les formats de tables ouverts, comme Databricks Unity Catalog ou Snowflake Open Catalog, qui sont de plus en plus adoptés dans les architectures de type « data lakehouse ».

L’ensemble de ces innovations positionne Denodo comme un acteur clé facilitant la transformation des entreprises vers un modèle piloté par les données.

Les marchés publics numériques subissent un contrôle accru, avec le Dinum encadrant les dépenses numériques

La Direction interministérielle du numérique (Dinum) validera désormais les projets bureautiques des ministères. Ceux-ci dépassent en ce moment même 9 millions d’euros. En se basant sur cette évolution, l’Éducation nationale a décidé de renouveler son contrat avec Microsoft sans solliciter l’avis préalable requis. Cela permet de relancer les débats sur le respect des règles encadrant les marchés publics numériques.

La Direction interministérielle du numérique renforce son rôle de contrôle sur les marchés publics numériques des ministères. Cette décision se distingue par le renouvellement du contrat Microsoft par l’Éducation nationale, sans consultation préalable. Même si le décret de 2019 mentionne que les projets numériques ministériels  requièrent un avis de conformité de la Dinum. Jusqu’à présent, cette exigence a été peu mise en œuvre pour les projets bureautiques. Un avis formel de la DSI de l’État conditionnera dorénavant le déblocage budgétaire de ces marchés. Cette évolution fait partie d’un effort pour centraliser et de sécuriser chaque décision numérique de l’État, même si certains projets persistent à contourner les procédures établies.

Un contrôle renforcé pour les projets bureautiques

Lors d’une audition sénatoriale, Stéphanie Schaer, directrice de Dinum, a indiqué que son service n’était pas sollicité avant la conclusion du contrat. Cela a été faite suite au renouvellement de licences Microsoft par le ministère de l’Éducation nationale. D’après la réglementation en vigueur, les projets numériques de plus de 9 millions d’euros devraient toutefois faire l’objet conforme de la DSI de l’État.

Jusqu’à présent, les marchés liés à la bureautique ou à l’achat de logiciels standards sont exclus de cette procédure. Cela nécessite une évolution, un changement. Un courrier officiel est adressé à tous les ministères pour rappeler que les projets de ce type doivent être soumis à la Dinum.

Le jugement rendu par la saisine devra être communiqué aux instances de contrôle budgétaire et comptable des ministères impliqués avant l’approbation du financement. Cette mesure fait partie de l’article 3 du décret de 2019, établissant les conditions d’évaluation des projets numériques gouvernementaux.

Cela peut également être traduit comme une volonté d’aligner les outils de pilotage public sur les bonnes pratiques du secteur privée, comme le permet une simulation portage salarial. Dans le monde professionnel, cela inclut surtout : anticipation, encadrement, sécurisation des coûts avant les engagements formels.

Des pratiques d’évitement critiquées

En s’appuyant sur les propos de Stéphanie Schaer, les difficultés de mise en œuvre de ce dispositif sont mises en lumière. Selon le sénateur Simon Uzenat, le contrat Microsoft de l’Éducation nationale et l’utilisation d’Azure par le Health Data Hub ont illustré les contradictions entre :

  • Les règles fixées par l’État ;
  • Certaines décisions ministérielles.

De plus, Uzenat a souligné le décalage entre les orientations nationales en termes de souveraineté numérique et les choix faits sur le terrain :

« On n’est pas compris, on n’est même pas crédible. »

Déjà en 2023, la Cour des comptes alertait sur l’habitude de certains ministères à contourner les obligations de consultation de la Dinum. Elle relevait que certains projets étaient soumis à cette direction tardivement (voire pas du tout) même si le montant est supérieur à 9 millions d’euros. Le projet Scribe du ministère de l’Intérieur illustre la situation. Quatre ans  après le lancement, la Dinum a été sollicitée, alors que le contrat de développement était déjà attribué.

Malgré certaines réserves émises, le projet a bénéficié d’une approbation avant d’être abandonné,  entraînant un coût de 13,3 millions d’euros. La Cour soulignait que la procédure était considérée comme un outil d’arrêt pour les projets en difficulté, plutôt qu’un dispositif de prévention. En 2023, la Dinum a donné son assentiment à 11 avis favorables sur des projets ministériels, un chiffre identique à celui de l’année précédente.

Cette approche semble contredire les méthodes de prévision attendues, y compris dans le privé. Des dispositifs comme la simulation portage salarial simplifient l’évaluation de la faisabilité économique et des conséquences d’un projet. 

Le digital dope la publicité en ce début d’année 2025

Au premier trimestre 2025, le secteur français de la publicité numérique présente une bonne vigueur. Une dynamique positive se confirme, propulsant le numérique au premier plan des investissements publicitaires. Cette croissance soutenue témoigne de l’importance croissante des canaux digitaux dans les stratégies de communication des entreprises. Cela marque un tournant significatif dans le paysage médiatique national.

Les données du premier trimestre 2025 révèlent une progression notable pour le marché publicitaire dans son ensemble, tirée principalement par la performance exceptionnelle du digital. Alors que les médias traditionnels enregistrent un repli, les plateformes numériques captent l’essentiel de la croissance. S’imposant comme le moteur de l’écosystème. Une large majorité d’annonceurs orientent désormais une part significative de leurs budgets vers les leviers en ligne. Reconnaissant ainsi leur efficacité et leur capacité à atteindre des audiences ciblées. Cette évolution structurelle souligne la transformation profonde du secteur et la nécessité pour les acteurs du marché d’adapter leurs approches pour naviguer dans cet environnement digital en pleine effervescence.

Une croissance portée activement par le numérique

Le marché publicitaire global en France a enregistré une hausse de 3,4 % de ses recettes au cours du premier trimestre 2025. Cette progression est quasi intégralement attribuable à la performance du segment digital, qui affiche une croissance de 8 %. En contraste, les cinq grands médias historiques connaissent un retrait de 2 %, tandis que les autres médias voient leurs recettes diminuer de 4,4 %. Cette divergence marque clairement le déplacement des investissements vers les canaux numériques.

L’attrait pour le digital est manifeste parmi les annonceurs. Au total, 85 % des acteurs du marché publicitaire ont recours aux leviers numériques pour leurs campagnes. Il est également observé qu’une part importante de ces annonceurs, soit 69 %, concentrent leurs efforts sur un unique levier digital. Cela simplifie potentiellement leurs stratégies d’investissement initiales dans ce domaine en pleine expansion, un facteur pouvant influencer l’estimation salaire brut des experts recherchés.

Les leviers et formats gagnants de la publicité numérique en 2025

Parmi les différents leviers digitaux, certains se distinguent par leur popularité auprès des annonceurs. Le Display attire la majorité d’entre eux, représentant 55,3 % des annonceurs actifs sur le numérique. Le Paid Social suit de près avec 49,8 %, témoignant de l’importance croissante des réseaux sociaux dans les stratégies publicitaires. Le Paid Search complète le podium, utilisé par 31,4 % des annonceurs. D’autres leviers comme le DOOH (4,3 %), le Replay IPTV (2,2 %) et l’Audio Digital (1,65 %) montrent également une présence, bien que plus modeste en termes de nombre d’annonceurs.

Certains formats spécifiques affichent des dynamiques de croissance particulièrement fortes sur une année glissante. L’audio digital a vu ses investissements progresser de 27,3 %, tandis que la vidéo enregistre une hausse de 26,6 %. Sur le front des plateformes sociales, TikTok continue de gagner du terrain, captant désormais 10 % des annonceurs, tandis que Snapchat en attire 3 %. Les secteurs les plus investisseurs sur les réseaux sociaux au cours du trimestre sont la Mode (15 %), la Distribution (13 %) et les Services (10 %). Les prévisions pour l’ensemble de l’année 2025 pour la publicité digitale sont optimistes, anticipant une nouvelle hausse significative des recettes de l’ordre de 7,8 %, une perspective qui pourrait impacter favorablement l’estimation salaire brut des spécialistes maîtrisant ces formats et plateformes.

 

Des entreprises française explorent les défis du hardware au salon Computex 2025

Accompagnées par Business France et soutenues par Dassault Systèmes, cinq startups françaises participent cette année au salon Computex à Taipei dans l’espace InnoVEX. Malgré qu’elle soit réduite, cette présence est surtout stratégique. Cela montre surtout les défis du hardware et l’intérêt de la France pour un écosystème mondial dominé par les géants des semi-conducteurs.

Chaque année au printemps, Taipei devient un pôle mondial de la technologie grâce à l’événement Computex. Cette manifestation de ce calibre dans le secteur du matériel électronique rassemble les leaders mondiaux comme Qualcomm, AMD ou Nvidia. Parmi les participants, certaines entreprises françaises ne se sont pas déplacées, à l’inverse d’une grande majorité présente au CES de Las Vegas. Pour cette édition, quelques startups françaises centrées sur l’innovation matérielle sont présentes à l’InnoVEX, dédiée aux startups. Malgré leur faible proportion, leur présence montre un intérêt croissant pour la visibilité internationale dans le domaine du hardware. Il s’agit d’un secteur relativement marginal au sein de l’environnement technologique français, axé surtout sur le logiciel.

Une présence française ciblée à InnoVEX

L’édition 2025 du Computex voit le retour de cinq startups françaises :

  • – AMI (Advanced Magnetic Interaction) ;
  • – Dracula Technologies ;
  • – Iten ;
  • – Music Unit ;

Ayant déjà participé en 2024, ces entreprises sont de nouveau présentes sur le pavillon France organisé par Business France et Dassault Systèmes. Leur maintenance démontre d’un engagement pérenne et bénéfique, commencé durant la dernière édition du salon. Situées dans l’espace InnoVEX, elles profitent d’une plateforme alignée avec leurs objectifs : capter l’intérêt des acteurs industriels et des partenaires internationaux. Ces derniers sont experts en production, en distribution ou investissement dans le secteur de l’équipement électronique.

À l’inverse de la grande participation française au CES, incluant 110 startups présentes en janvier, ce rassemblement restreint propose :

  • – Un soutien plus concentré ;
  • – Un appui potentiellement plus logique dans les interactions entre sociétés.

D’ailleurs, il est possible d’effectuer une optimisation des frais professionnels par exemple, notamment grâce à l’assistance collective et ciblée que peut proposer le pavillon France.

Le défi du hardware et les enjeux de visibilité

Le contraste entre le CES et le Computex représente la structure même de l’écosystème tech français, composé principalement de startups logicielles (plus de 15 000). Par contre,  le hardware reste minoritaire. De ce déséquilibre s’explique la complexité propre au développement matériel, incluant :

  • – La conception ;
  • – Le financement ;
  • – L’industrialisation ;
  • – La distribution.

Il s’agit des  étapes à effectuer (longues et coûteuses), bien éloignées de la rapidité permise par les outils numériques et l’IA pour le software. Participer à un salon comme le Computex est une opportunité importante pour toute société matérielle française. Cela permet ainsi de se nouer avec des collaborateurs décisifs, comme les acteurs taïwanais qui souhaitent coopérer rapidement avec les innovateurs étrangers.

Le format réduit de la délégation française a aussi pour but d’instaurer une entraide plus grande entre sociétés, loin du conflit médiatique du CES. À Taipei, où l’innovation ne laisse aucun retard, une startup remarquée peut immédiatement enclencher une collaboration concrète avec un industriel local. Cela pourrait même justifier pleinement l’investissement, tant en temps qu’en frais professionnels.

Konica Minolta facilite la transition numérique des PME avec Komi Doc Essential

Face à l’échéance de la facturation électronique en 2026 et au retard constaté des petites et moyennes entreprises dans leur préparation, Konica Minolta lance Komi Doc Essential. Cette solution de gestion documentaire vise une adoption simple, la conformité réglementaire et une approche sectorielle pour accompagner les TPE/PME.

L’obligation de la facturation électronique en France, effective à partir de 2026, représente un défi majeur pour de nombreuses très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME). Un constat alarmant émerge du dernier Baromètre de la sérénité numérique 2025 de Konica Minolta : l’indice moyen de préparation des entreprises a chuté de 2,7 à 2,3 en une année. Ce recul intervient malgré une perception positive des avantages attendus, tels que l’automatisation des tâches, les gains de temps et la réduction des coûts. Pour répondre à ce besoin pressant d’accompagnement opérationnel, Konica Minolta introduit Komi Doc Essential, une offre de gestion documentaire pensée pour une adoption immédiate et une mise en conformité simplifiée. Le fabricant japonais entend ainsi structurer son offensive sur le marché des petites structures en quête de solutions de dématérialisation à la fois simples, conformes et adaptées à leur secteur d’activité, une réponse directe à la fragmentation des usages et à l’urgence réglementaire.

Une solution GED clé en main afin de répondre aux impératifs actuels

Komi Doc Essential se positionne comme une réponse pragmatique aux défis liés à la généralisation du travail hybride, au renforcement des exigences réglementaires (RGPD, e-facturation) et à la volonté croissante des entreprises de rationaliser leurs processus, notamment en maîtrisant les frais professionnels. D’après une étude Serda-Archimag publiée en 2024, si 73 % des entreprises françaises ont engagé une démarche de dématérialisation, seules 28 % l’ont formalisée à travers un outil structurant de type GED. Pour combler ce déficit, Komi Doc Essential est proposée comme une solution hébergée en France, certifiée ISO 27001, ne nécessitant ni déploiement complexe ni infrastructure technique à maintenir.

La solution intègre des fonctionnalités avancées d’automatisation, conçues pour répondre aux besoins quotidiens des services administratifs, commerciaux ou des ressources humaines. Elle embarque d’emblée les modules fondamentaux d’une GED : reconnaissance automatique des documents, découpe, fusion, gestion des droits d’accès, circuits de validation et partage sécurisé, sans recourir à des logiciels tiers pour la gestion documentaire courante.

En matière de tarification, Konica Minolta adopte une politique personnalisée, ajustant les coûts en fonction des spécificités de chaque entreprise (nombre d’utilisateurs, fonctionnalités choisies, volume de stockage, services d’accompagnement).

Un positionnement stratégique pour la maturité numérique des PME

En intégrant nativement la conformité à la facturation électronique et la protection des données personnelles, Konica Minolta ambitionne de faire de Komi Doc Essential un tremplin vers la modernisation progressive des processus métiers, sans rupture technologique pour l’utilisateur. Cette stratégie d’entrée de gamme qualitative se démarque des offres concurrentes souvent axés sur des projets de transformation numérique d’envergure ou destinées spécifiquement aux experts-comptables et professions réglementées, qui gèrent fréquemment les frais professionnels.

La solution s’inscrit dans la stratégie de verticalisation de Konica Minolta, déjà active dans des secteurs tels que la santé, l’éducation, l’industrie et les collectivités locales. L’entreprise mise sur une offre modulaire, capable d’évoluer avec les besoins sectoriels, comme la gestion documentaire médicale ou la traçabilité industrielle, tout en se concentrant sur les usages les plus courants (factures, achats, ressources humaines), plutôt que sur une personnalisation métier approfondie.

L’offre pourrait ainsi devenir un levier de fidélisation et d’extension de portefeuille. Konica Minolta parie sur une adoption progressive de la dématérialisation, avec une solution évolutive conçue pour intégrer de futures briques fonctionnelles ou connecteurs (facturation, paie, ERP légers). Elle répond aux attentes des entreprises en quête de flux rationalisés, sans projets IT complexes, dans un contexte où la loi sur la facture électronique pourrait inciter des dizaines de milliers de PME à adopter une GED d’ici fin 2026.

Le gouvernement français lance un plan pour l’emploi des seniors

Face au défi de l’emploi des seniors, le gouvernement français a initié une mobilisation nationale. Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail, détaille un plan d’action visant à modifier lois, pratiques et mentalités pour mieux intégrer les travailleurs expérimentés dans le monde professionnel et dynamiser l’économie.

L’emploi des travailleurs de plus de 50 ans constitue un enjeu majeur pour l’économie française, comme l’a souligné Astrid Panosyan-Bouvet, ministre en charge du Travail et de l’Emploi. Lors d’un entretien accordé à News Tank RH le 5 mai 2025, elle est revenue sur le lancement, le 29 avril 2025, de l’opération « Emploi des 50 + : le passage à l’action ». Cette initiative, portée par le gouvernement de François Bayrou, vise à engager une mobilisation nationale sans précédent pour les travailleurs de cette tranche d’âge. La ministre a exposé les principaux axes de ce plan et abordé les problématiques structurelles qui freinent l’activité des seniors.

Un constat ancien appelant une action nouvelle

La question de l’intégration professionnelle des seniors n’est pas nouvelle, mais elle revêt aujourd’hui une importance cruciale. Depuis les années 1980, la France s’est habituée à voir des individus quitter le marché du travail dès la cinquantaine, une situation qualifiée de gaspillage humain, social et économique. Les politiques publiques de l’époque, telles que les dispositifs de préretraite et les aménagements de fin de carrière, ont largement favorisée cette sortie anticipée de l’emploi.

Actuellement, le pays fait face à un double défi, à la fois démographique et budgétaire. Atteindre un taux d’activité des 60-64 ans comparable à celui de l’Allemagne permettrait d’améliorer significativement les finances publiques. Pour relever le taux d’activité global, des efforts doivent être menés sur deux segments : celui des jeunes, où l’apprentissage a démontré son efficacité, et celui des travailleurs expérimentés de plus de 50 ans. L’objectif est de reproduire pour les seniors le succès obtenu avec la jeunesse, en tenant compte de la diversité de leurs parcours et de leurs aspirations.

Un imaginaire collectif hérité des années 1970-1980, où la retraite à 60 ans s’imposait comme une norme jusqu’en 2010, a généré un « effet horizon », incitant à anticiper la sortie du monde du travail bien avant l’âge légal. Ce phénomène est renforcé par l’insuffisance de dispositifs adaptés, comme la retraite progressive (peu connue), le manque de temps partiels attractifs, les règles spécifiques de l’assurance chômage après 53 ans, ainsi que l’usage stratégique par certaines entreprises de la rupture conventionnelle, en lien avec la durée prévisible du chômage et la proximité du départ à la retraite. Ce consensus passif doit désormais être remis en question.

Dans ce contexte, des alternatives comme le portage salarial peuvent offrir des solutions souples et sécurisées pour prolonger l’activité professionnelle. Réaliser une simulation en portage salarial permet ainsi d’évaluer concrètement les bénéfices de ce dispositif, en fonction du profil et des projets de chaque senior.

Une stratégie gouvernementale en trois axes pour transformer la donne

Pour inverser cette tendance, l’État prévoit d’intervenir sur trois leviers. Premièrement, la loi sera modifiée en juin avec la transposition législative de l’accord national interprofessionnel (ANI) sur les seniors, signé par les partenaires sociaux en novembre 2024. Cet accord, fruit du dialogue social engagé sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre Michel Barnier, introduit des avancées majeures : généralisation de l’entretien de mi-carrière, droit effectif à la retraite progressive dès 60 ans, et contrat de valorisation de l’expérience. Par ailleurs, pour les professionnels envisageant une transition de carrière ou un nouveau mode d’activité, une SIMULATION EN PORTAGE SALARIAL peut constituer un outil pertinent pour évaluer les implications financières et administratives.

Deuxièmement, les pratiques seront transformées. Cela passera par la valorisation des entreprises engagées, la promotion des équipes intergénérationnelles reconnues pour leur fiabilité, leur performance et leur stabilité, ainsi que par la formation des agents publics, notamment les conseillers de France Travail, afin d’assurer un accompagnement adapté aux demandeurs d’emploi de plus de 50 ans. En complément, la Dares conduira une étude sur l’impact de l’âge dans les processus de recrutement à travers des campagnes de testing. Ces tests visent à fournir aux entreprises un éclairage objectif sur leurs pratiques, souvent biaisées à leur insu au détriment des salariés expérimentés.

Troisièmement, le regard porté sur les seniors évoluera grâce à une campagne de communication nationale, lancée fin mai 2025. Diffusée sur les réseaux sociaux, à la radio et dans les gares, elle s’appuiera sur des formats courts et percutants pour déconstruire les stéréotypes et valoriser l’expérience comme un véritable atout, sous le slogan : « Osons l’expérience ».