Les ransomwares provoquent l’arrêt des systèmes IT selon l’étude de Splunk

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Si les rançongiciels sont fréquemment à l’origine des défaillances des systèmes IT, c’est principalement l’erreur humaine qui en est responsable. C’est ce que confirme l’étude réalisée par Splunk. De plus, les interruptions de service entraînent des pertes financières majeures pour les grandes entreprises. À tel point que, d’après l’enquête, leurs profits sont réduits de 9 %.

Une étude nommée The Hidden Costs of Downtime a été réalisée à la demande de Splunk.  Dans le cadre de cette enquête, Oxford Economics a mené des entretiens avec des dirigeants de sociétés du Global 2000. L’objectif était de comprendre les raisons et les conséquences financières des pannes IT.

Dans ces calculs, tous les incidents ont été considérés, ceux qui peuvent être le résultat de cyberattaques ou de problèmes techniques. Comprendre les véritables conséquences financières et la nature des pannes est un défi, selon le chef de la direction de Splunk. Les logiciels de rançon ne sont d’ailleurs pas du tout inconnus à ce sujet.

Une erreur plus humaine que logiciels malveillants 

L’origine majeure des dysfonctionnements est attribuée à la faute humaine, en particulier une configuration incorrecte d’une infrastructure ou d’un programme. C’est un facteur que la moitié des individus sondés identifient fréquemment comme la cause des arrêts.

Les fautes commises par les humains sont celles qui nécessitent le plus de temps pour être corrigées. Les intrusions par le biais de l’hameçonnage et les programmes nuisibles constituent la deuxième raison la plus courante des interruptions. Les pannes logicielles associées aux opérations informatiques se classent en troisième position.

Dans l’enquête, Splunk, un fournisseur d’instruments d’observabilité, a suggéré qu’il est envisageable de prévenir les interruptions. Il fallait, selon lui, consacrer des ressources pour améliorer la transparence et à mettre en place des stratégies de cybersécurité efficaces.

Le représentant de l’ESG est d’accord avec cette affirmation. Il souligne l’importance de la visibilité. Toutefois, il ajoute que les stratégies pour réduire les risques sont tout aussi cruciales. Elles doivent être mises en œuvre de manière appropriée et en accord avec les objectifs de la société concernant les risques.

Le porte-parole de l’ESG a ajouté :

« La visibilité jette les bases d’activités de détection et de réaction rapides, qui impliquent les responsables des technologies de l’information, de la sécurité et du secteur d’activité ».

D’ailleurs, effectuer une simulation chômage est conseillé pour se préparer à toute éventualité de perte d’emploi.

Un arrêt qui réduit les profits des entreprises 

Les interruptions des systèmes informatiques ont un coût élevé. Elles représentent, en effet, une dépense annuelle de 256 millions de dollars pour les grandes sociétés aux États-Unis, une charge équivaut à 187 millions de dollars en Asie et 198 millions de dollars en Europe. D’après l’étude récente, elle correspond à une diminution de 9 % de leurs profits annuels.

Dans l’enquête, le chef de la direction de Splunk a énoncé les faits suivant :

« Les chercheurs se concentrent souvent sur ceux causés par des problèmes informatiques traditionnels, en négligeant les incidents provoqués par des défaillances de cybersécurité, et en ignorant les conséquences économiques qui peuvent en découler. »

D’après cette même étude, environ un quart des coûts prévus liés aux interruptions est attribué à la diminution des revenus. Ils s’élèvent à 49 millions de dollars sur une estimation moyenne de 200 millions de dollars, pour les sociétés du Global 2000.

En outre, ces défaillances entraînent des dépenses significatives supplémentaires telles que :

  • 15 millions de dollars pour les coûts juridiques ;
  • 22 millions de dollars attribués aux sanctions réglementaires ;
  • 16 millions de dollars pour les pénalités associées aux contrats de niveau de service.

Les grandes sociétés sondées ont aussi consacré en moyenne 19 millions de dollars pour régler des rançons de logiciels malveillants, alors qu’elles avaient seulement alloué 13,4 millions de dollars à cet effet.

Par ailleurs, réaliser une simulation chômage pourrait être utile afin de gérer les conséquences potentielles de ces cyberattaques sur l’emploi.

Le représentant de l’ESG a révélé que près de 56 % des cibles de ransomwares ont versé des rançons en 2023 pour une récupération rapide.

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