Les recruteurs adaptent leurs stratégies faces aux besoins en CDI et CDD

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Le marché de l’emploi dans les métiers comptables et financiers reste sous tension au premier semestre 2025. Les recrutements connaissent des variations selon les régions et les types de contrats. Alors que certaines zones affichent un ralentissement, d’autres secteurs voient une hausse des ouvertures de postes. Cette étude met en lumière les profils recherchés et les perspectives pour la fin d’année.

Le cabinet FED Finance, spécialiste du recrutement dans les fonctions comptables et financières d’entreprise, a publié son baromètre des recrutements pour le premier semestre 2025. L’analyse met en évidence les difficultés rencontrées par les entreprises pour attirer des talents adaptés, tout en précisant les évolutions régionales et sectorielles.

Selon le baromètre, les postes en CDI et en CDD/ intérim connaissent des dynamiques contrastées, influencées par la conjoncture économique. Ce suivi semestriel fournit des indications sur les types de profils les plus sollicités et les tendances qui devraient se dessiner pour le second semestre. Cela est en lien avec la digitalisation, les enjeux ESG et la transformation des processus financiers.

Une stabilité et une baisse des créations de postes

Le premier semestre 2025 révèle une stabilité générale pour certains types de contrats, mais aussi une baisse notable des nouvelles créations. L’étude montre que :

  • Les CDI représentent entre 62 et 64 % des recrutements, selon les trimestres ;
  • Les CDD et l’intérim oscillent entre 37 et 38 % pour répondre à des pics d’activité.

Après un léger rebond au premier trimestre, les créations de postes en CDI ont chuté de cinq points au second trimestre. Cela représente 27 % des embauches, soit 2 points de moins qu’à la fin de l’année 2024.

Les remplacements constituent la principale raison d’embauche, représentant près de la moitié des recrutements (47 %). Parmi eux, les CDI sont majoritaires, représentant environ un tiers des embauches totales.

Cette dynamique traduit une prudence des entreprises face à l’incertitude économique et à l’impact du calcul des charges dans leurs choix de recrutement. Elles conservent toutefois une exigence élevée pour des profils polyvalents capables de gérer :

  • La digitalisation ;
  • L’automatisation des processus financiers.

Des disparités régionales et secteurs en tension

Pour l’Île-de-France, le premier semestre a été marqué par un ralentissement lié aux politiques de réduction des coûts et à l’incertitude économique. Toutefois, une reprise est anticipée pour le second semestre, soutenue par le retour des investissements et la complexité réglementaire. Les profils recherchés incluent les comptables généraux, contrôleurs de gestion confirmés et responsables administratifs et financiers.

Le marché de la Provence-Alpes-Côte d’Azur reste stable grâce aux secteurs agroalimentaire, logistique et tertiaire. L’intérim et les CDD sont privilégiés pour gérer la saisonnalité, tandis que les CDI ciblent les postes clés. Cela peut nécessiter une évaluation rigoureuse du calcul des charges pour assurer la pérennité financière des recrutements.

Quant à la région Ouest, le premier semestre a été tendu avec peu d’opportunités et des processus longs. Depuis juin, une dynamique positive se dessine, avec un nombre croissant de postes confiés au cabinet et des cycles de recrutement raccourcis, surtout dans :

  • L’agroalimentaire ;
  • La santé ;
  • L’électronique.

Concernant les Hauts-de-France, la prudence des entreprises a prolongé les délais de recrutement, avec une activité plus dynamique dans l’industrie et la logistique. La distribution a observé davantage d’ouvertures de postes en fin de semestre.

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