Accompagnées par Business France et soutenues par Dassault Systèmes, cinq startups françaises participent cette année au salon Computex à Taipei dans l’espace InnoVEX. Malgré qu’elle soit réduite, cette présence est surtout stratégique. Cela montre surtout les défis du hardware et l’intérêt de la France pour un écosystème mondial dominé par les géants des semi-conducteurs.
Chaque année au printemps, Taipei devient un pôle mondial de la technologie grâce à l’événement Computex. Cette manifestation de ce calibre dans le secteur du matériel électronique rassemble les leaders mondiaux comme Qualcomm, AMD ou Nvidia. Parmi les participants, certaines entreprises françaises ne se sont pas déplacées, à l’inverse d’une grande majorité présente au CES de Las Vegas. Pour cette édition, quelques startups françaises centrées sur l’innovation matérielle sont présentes à l’InnoVEX, dédiée aux startups. Malgré leur faible proportion, leur présence montre un intérêt croissant pour la visibilité internationale dans le domaine du hardware. Il s’agit d’un secteur relativement marginal au sein de l’environnement technologique français, axé surtout sur le logiciel.
Une présence française ciblée à InnoVEX
L’édition 2025 du Computex voit le retour de cinq startups françaises :
- – AMI (Advanced Magnetic Interaction) ;
- – Dracula Technologies ;
- – Iten ;
- – Music Unit ;
Ayant déjà participé en 2024, ces entreprises sont de nouveau présentes sur le pavillon France organisé par Business France et Dassault Systèmes. Leur maintenance démontre d’un engagement pérenne et bénéfique, commencé durant la dernière édition du salon. Situées dans l’espace InnoVEX, elles profitent d’une plateforme alignée avec leurs objectifs : capter l’intérêt des acteurs industriels et des partenaires internationaux. Ces derniers sont experts en production, en distribution ou investissement dans le secteur de l’équipement électronique.
À l’inverse de la grande participation française au CES, incluant 110 startups présentes en janvier, ce rassemblement restreint propose :
- – Un soutien plus concentré ;
- – Un appui potentiellement plus logique dans les interactions entre sociétés.
D’ailleurs, il est possible d’effectuer une optimisation des frais professionnels par exemple, notamment grâce à l’assistance collective et ciblée que peut proposer le pavillon France.
Le défi du hardware et les enjeux de visibilité
Le contraste entre le CES et le Computex représente la structure même de l’écosystème tech français, composé principalement de startups logicielles (plus de 15 000). Par contre, le hardware reste minoritaire. De ce déséquilibre s’explique la complexité propre au développement matériel, incluant :
- – La conception ;
- – Le financement ;
- – L’industrialisation ;
- – La distribution.
Il s’agit des étapes à effectuer (longues et coûteuses), bien éloignées de la rapidité permise par les outils numériques et l’IA pour le software. Participer à un salon comme le Computex est une opportunité importante pour toute société matérielle française. Cela permet ainsi de se nouer avec des collaborateurs décisifs, comme les acteurs taïwanais qui souhaitent coopérer rapidement avec les innovateurs étrangers.
Le format réduit de la délégation française a aussi pour but d’instaurer une entraide plus grande entre sociétés, loin du conflit médiatique du CES. À Taipei, où l’innovation ne laisse aucun retard, une startup remarquée peut immédiatement enclencher une collaboration concrète avec un industriel local. Cela pourrait même justifier pleinement l’investissement, tant en temps qu’en frais professionnels.
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